Les éboueurs maintiennent la pression

©2006 20 minutes

— 

Les ordures s'amoncellent depuis déjà une semaine à la Belle-de-Mai (3e). Depuis mercredi dernier, les salariés d'Onyx Méditerranée (Veolia), en charge du ramassage des poubelles dans le quartier, sont en grève. Un mouvement mené conjointement avec les employés de la société Silim (Société des eaux de Marseille). Les deux entreprises assurent le ramassage des ordures dans plusieurs villes du département dans le cadre de délégations de service public. Conséquence, outre le 3e arrondissement marseillais, près d'une quinzaine de communes sont touchées, notamment Marignane, Vitrolles et Gardanne.

Le conflit, lancé à l'appel d'une intersyndicale CFDT-CGT-FO-CFTC, porte sur les salaires et les primes. « Les primes varient d'une ville à l'autre pour un même travail, explique Denis Ferrandino, délégué CFDT de la Silim. Exemple, les salariés d'Onyx-Vitrolles touchent une prime de non-accrochage de 60 € par mois qui n'existe pas à Marseille. Inversement, les Marseillais touchent une prime d'assiduité de 30 € par mois, non versée à Vitrolles. »

Outre l'harmonisation des primes, les syndicats réclament une augmentation du salaire de base de 5 %, « soit 57 € brut par mois », note Denis Ferrandino. Les négociations avec la direction n'ayant pour l'instant rien donné, les syndicats ont demandé l'arbitrage de l'inspection du travail. En attendant, plusieurs municipalités ont installé des bennes de grande capacité pour éviter l'amoncellement des poubelles.

sélective Outre les cinq communes de la communauté du Pays d'Aix (CPA) touchées par le conflit, la collecte sélective n'est pas assurée sur neuf communes de la CPA.