Marseille: Le Jardin Montgrand ouvre ses portes

SOCIETE Le «concept store» a été aménagé dans un hôtel particulier du 19e siècle...

M.P.

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Ouverture du concept store, le Jardin Montgrand.
Ouverture du concept store, le Jardin Montgrand. — MickaÎl Penverne / 20 Minutes

Un nouvel espace commercial ouvre ses portes ce mercredi matin. Ce «concept store» ne se trouve pas à la Joliette mais rue Montgrand, dans le centre-ville. C’est Alice Honoré, une jeune femme de 36 ans, qui est à l’origine de ce Jardin Montgrand installé dans un hôtel particulier datant du 19e siècle.

L’intérieur du bâtiment a été entièrement rénové en respectant les moulures, les boiseries et les peintures. On retrouve également les rosaces d’origine au plafond. A l’arrière, l’immeuble s’ouvre sur une cour de 300 m2 avec une terrasse pour se restaurer.

Le Jardin Montgrand a été aménagé pour accueillir 25 créateurs «pointus ou émergents», c’est-à-dire plutôt branchés. «Ce sont des coups de cœur. Je les admire et j'ai toujours eu envie de travailler avec eux, explique Alice Honoré. Toutes ces marques ont un univers bien marqué.»

Marseille, le 3 mars 2015, ouverture du concept store, Jardin Montgrand - Mickaël Penverne / 20 Minutes

On y trouve notamment Rose et Marius, une marque de cosmétique installée à Carry-le-Rouet, Michel Koska, un designer de meubles en bois, le collectif Manu Hancock et ses T-shirts, les bijoux de Valérie Broux inspirés de la «dentelle» de béton du MuCEM ou encore la Chambre aux confitures.

L’établissement est censé permettre à ces marques de développer leur notoriété auprès du grand public. «Parce que les artistes ne sont pas toujours les mieux placés pour se vendre», selon Alice Honoré.

Les créateurs sont présents au Jardin pour une période minimum de trois mois. Ces derniers participent aux frais fixes du lieu. En échange, ils perçoivent 75% du chiffre d’affaires global.

Même si Alice Honoré s’en défend, la clientèle attendue est plutôt aisée. Si l’on peut trouver un bijou à 25 euros, il faudra tout de même débourser 2.500 euros pour acquérir une table basse signée Koska. «Ce sont des pièces que l’on ne trouve pas partout», justifie-t-elle.