Marseille: Le site d'information Marsactu en cessation de paiement

MEDIAS Le pure player marseillais n'a pas réussi à trouver un modèle économique viable...

M.P.
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Le site de Marsactu.
Le site de Marsactu. — 20 Minutes

Raj Médias, la société éditrice de Marsactu et de la lettre économique Marséco, s'est déclarée vendredi matin en cessation de paiements auprès du tribunal de commerce de Marseille, indique son président-fondateur Pierre Boucaud dans un communiqué.

Malgré une audience qui dépasse parfois les 200 000 visiteurs, le pure player marseillais n’a pas réussi à «trouver à temps un modèle économique». Depuis plusieurs mois Raj Médias essayait de faire évoluer son modèle économique, entièrement basé sur la gratuité et la publicité, vers une offre payante.

L’entreprise avait lancé en juin Marséco, une lettre d’information économique disponible sur abonnement. Pour la mettre en ligne, le site avait reçu 130 000 euros de Google pour les droits au titre du référencement. «Malgré (…) des résultats très encourageants, et des projets de déclinaisons événementielles, ces nouveaux revenus ne sont actuellement pas suffisants pour espérer approcher l'équilibre dans des délais supportables», écrit Pierre Boucaud.

La presse marseillaise en difficulté

Raj Médias, qui comptait parmi ses actionnaires NJJ Presse la holding d'investissement dans les médias de Xavier Niel, réfléchissait également à une version payante de Marsactu «mais ce projet nécessitait de nouveaux investissements que les actionnaires actuels de Raj ne pouvaient plus supporter seuls». Le site, dont les pertes s’élevaient en 2014 à 140 000 euros pour un chiffre d’affaires de 200 000 euros, devrait être placé en redressement judiciaire. L’entreprise emploie 8 salariés dont 7 journalistes.

C’est le troisième titre de la presse marseillaise à connaître des difficultés. La Marseillaise a été placée en redressement judiciaire en novembre. L’audience du tribunal de commerce pour désigner un repreneur a été fixée à lundi. Quant au mensuel Le Ravi, l'association la Tchatche, qui l’édite, a été placée en période d'observation jusqu'en mai. Pour continuer de paraître, la rédaction a été réduite de 7 à 2 journalistes…