Marseille: Grève annoncée dans les cantines à la rentrée

SOCIAL La CGT appelle à cesser le travail à partir de 11h30, du lundi au vendredi, à compter du 9 mars...

Mickael Penverne

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Nouvelle grève dans les cantines marseillaises.
Nouvelle grève dans les cantines marseillaises. — P.MAGNIEN / 20 MINUTES

La grève dans les cantines risque de se durcir. Depuis la rentrée, les «tatas» se mettaient en grève les vendredis midi. À l’appel de la CGT, elles devraient cesser le travail tous les jours, à compter du 9 mars pour réclamer notamment du personne supplémentaire.

«Le taux d’encadrement dans les maternelles est d’un adulte pour 25 élèves et d’un adulte pour 50 enfants en élémentaire, explique Françoise Risterucci, déléguée CGT. Il nous manque du monde, tout simplement. La mairie nous dit qu'il y a trop d'absentéisme mais quand ils nous disent ça, personne n'est capable de donner les mêmes effectifs. C'est n'importe quoi!»

La situation, qui était déjà compliquée pour les enfants et les parents d’élèves depuis septembre, risque donc de le devenir davantage à partir du 9 mars -ce qui risque, au passage, de provoquer quelques tensions entre les parents d’élèves, lassés des grèves à répétition, et les animateurs de cantine.

Pas d'embauche prévue

«Ce sont des grèves perlées, indique Séverine Gil, présidente du Mouvement des parents d’élèves 13. Dans une cantine où travaillent six personnes par exemple, il suffit qu'il y en ait deux à faire grève pour tout bloquer puisqu'il faut un minimum d'encadrement (...). Quand les agents débrayent une heure, à tour de rôle, elles ne perdent pas grand-chose. Par contre, les parents, eux, devront poser une demi-journée pour aller chercher leurs enfants à l’école à 11h30. A un moment donné, ils ne pourront plus les soutenir. D’autant qu’on ne voit pas comment ça peut se résoudre puisque depuis le début, la mairie nous a dit qu’elle ne voulait pas embaucher».

«Nous aussi, nous sommes des parents, rétorque Françoise Risterucci en renvoyant, évidemment, la responsabilité de ce mouvement sur la ville de Marseille. La grève, c'est la seule chose qui nous reste pour nous faire entendre. La mairie n'a qu'à ouvrir des négociations.»

Du côté de la municipalité, on confirme simplement avoir reçu le préavis de la CGT. Mais pour l'instant, aucune négociation n'est engagée. Et l'adjointe chargée des écoles, Danielle Casanova, «n'est pas à Marseille». Comprendre: elle est en vacances. «Il vaudrait mieux revenir la semaine prochaine», conclut-on. La CGT a prévu d'organiser un rassemblement le jeudi 12 mars devant l'Hôtel de ville.