OM: Comment les entraîneurs adverses voient le changement de rythme de l'équipe

FOOTBALL Entre le début de saison et aujourd'hui, les entraîneurs de Ligue 1 voient l'OM différemment...

Loic Becart

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L'entraîneur de Nice Claude Puel et en arrière-plan celui de l'OM Marcelo Bielsa, lors de Nice-Marseille le 23 janvier 2015.
L'entraîneur de Nice Claude Puel et en arrière-plan celui de l'OM Marcelo Bielsa, lors de Nice-Marseille le 23 janvier 2015. — BEBERT BRUNO/SIPA

Depuis la reprise en janvier, l’OM a changé. Moins d’efficacité devant le but, difficultés à garder la cage inviolée, fin d’une longue série de victoire à domicile… Les hommes de Marcelo Bielsa ne montrent plus sur le terrain le même jeu emballant qu’en début de saison. Cela se ressent dans les yeux et la bouche des entraîneurs adverses ayant déjà affronté l’OM à l’aller et au retour.

Le discours «L’OM n’est plus surprenant»

Le 13 février contre Reims (2-2), l’entraîneur champenois Jean-Luc Vasseur a passé une meilleure soirée qu’à l’aller (0-5). En septembre, il parlait d’un «rouleau compresseur» et de «la meilleure équipe du championnat du moment». Après avoir accroché les Marseillais chez eux, son discours a changé: «Marseille est moins impressionnant aujourd’hui. Nous sommes de plus en plus préparés à cette équipe qui crée moins de surprise dans son jeu. Mais ça reste une bonne équipe qui finira dans les trois premiers.»

Le discours «On aurait pu gagner»

En septembre, les Marseillais allaient facilement battre Evian chez lui (1-3). Ce qui faisait dire à l’entraîneur savoyard Pascal Dupraz: «L’OM est très efficace à l’extérieur.» Aujourd’hui, les Olympiens attendent toujours un succès hors de leurs bases depuis plus de quatre mois. Surtout, lors du match retour le 31 janvier au Vélodrome, Marseille a peiné pour prendre les trois points contre Evian (1-0). «C’est toujours plus compliqué de jouer l’OM à domicile mais je suis plutôt fier de mes joueurs, affirmait alors Pascal Dupraz. Il manquait peu de chose pour avoir un résultat.»

Même son de cloche chez le Rennais Philippe Montanier. Battus en début de saison (3-0) par un OM au «secteur offensif extrêmement performant», selon ses mots de l’époque, les Bretons ont accroché les hommes de Bielsa à la Route de Lorient (1-1) le 7 février. «On a le sentiment avec les évènements qu'on était plus près de la victoire que du nul», lançait Philippe Montanier après la rencontre.

Le discours «C’est surtout nous qui avons progressé»

La meilleure façon de voir l’écart se réduire avec l’OM, c’est évidemment sous l’angle du progrès de sa propre équipe. Prenez l’entraîneur niçois Claude Puel, au soir de sa victoire contre Marseille (2-1) le 23 janvier: «On a bien bousculé Marseille d'entrée, cela aurait été mérité de mener dès la mi-temps. S'imposer à Lorient, contre Bordeaux, Marseille, ça montre la qualité de ce groupe. Lors du match aller on avait subi les événements, c'est intéressant de voir les progrès.» Surtout lorsqu’il voyait en août «beaucoup de détermination et beaucoup de pressing» dans l’équipe olympienne qui avait battu Nice (4-0).

«Je ne sais pas combien il y a de points d’écart entre nous mais sur le terrain ça ne s’est pas vu, constatait de son côté le technicien guingampais Jocelyn Gourvennec, après la défaite de ses hommes au Vélodrome. Cela veut dire qu’on progresse mais ce n’est pas suffisant contre ce genre d’équipe.» Plus rien à voir avec la «forme de logique dans la victoire de l’OM» quelques mois plus tôt au Roudourou (0-1).