Marseille: Sept offres de reprises pour la SNCM

SOCIAL Les offres de reprise sont présentées aux salariés de la SNCM ce mercredi, jour où le tribunal de commerce se prononce sur la période d'observation...

A.R. avec AFP

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Le navire de la SNCM Danielle Casanova à quai au port autonome de Marseille
Le navire de la SNCM Danielle Casanova à quai au port autonome de Marseille — P.MAGNIEN / 20 MINUTES

Les offres de reprise de la SNCM sont présentées ce mercredi aux salariés de la compagnie maritime en difficulté, lors d’un comité d’entreprise. Cinq offres de reprise et deux lettres d'intention ont été déposées.

Qui veut reprendre la compagnie?

Trois offres sont connues. Elles proviennent de la société américaine Baja Ferries, dirigée par le Français Daniel Berrebi basée à Miami et de l'armateur et ex-président du port de Marseille, Christian Garin. L’entrepreneur Patrick Rocca, n°1 en Corse, a aussi déposé une lettre d'intention.

Pour faire quoi?

Daniel Berrebi prévoit la reprise de quatre lignes de la délégation de service public (DSP) pour assurer la continuité territoriale entre la Corse et le continent. Son offre prévoit aussi la reprise des lignes vers le Maghreb. Côté emploi, elle maintiendrait de «750 à 800 emplois» en CDI, contre 1.500 à ce jour. «A la seule condition que les contrats de travail soient entièrement remis à plat», prévient l’entourage de l’homme d’affaires.

Le Marseillais Christian Garin propose une offre de «reprise partielle des actifs» de la SNCM, avec six ferries sur huit. Il prévoit la mise en place de deux sociétés distinctes: une pour garantir la continuité territoriale avec l’île de beauté et l’autre dédiée aux activités hors DSP, donc notamment pour les lignes vers le Maghreb.

Et maintenant?

Les deux administrateurs judicaires vont examiner les sept propositions. Ils peuvent éventuellement demander des précisions. La Commission Européenne va également se pencher sur ces offres. Le tribunal de commerce devrait se prononcer au printemps. Mais cela implique la reconduite de la période d’observation.

La période d'observation va-t-elle être reconduite?

Le tribunal doit statuer ce mercredi «sur le mérite de la poursuite de la période d'observation ou l'éventuelle conversion en liquidation judiciaire», selon le jugement de mise en redressement judiciaire du 28 novembre. Le redressement a été initialement assorti d'une période d'observation de six mois.

La situation positive de la trésorerie, environ 42 millions d'euros, «permet de tenir jusqu'à courant avril», selon la direction de la SNCM. Cela devrait permettre d'«éviter la liquidation judiciaire», estime-t-elle. «Il y a une volonté claire de toutes les parties, direction comprise, d'aller dans le même sens d'une période d'observation de six mois», a affirmé Christine Bonnefoi, l'avocate du comité d’entreprise, lors d'une étape procédurale devant le tribunal le 28 janvier. Les administrateurs judiciaires y ont présenté un rapport d'étape destiné à «vérifier si les capacités financières sont suffisantes et permettent d'assurer le financement de son activité».