Marseille: Ils grimpent sur une grue pour obtenir des emplois

SOCIAL Sept jeunes sont montés dans une grue d'un chantier dans le 3e arrondissement de Marseille. Ils veulent être embauchés...

M.P.

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Marseille, le 2 fÈvrier 2015, des jeunes sont montÈs sur une grue d'un chantier Eiffage pour obtenir des emplois.
Marseille, le 2 fÈvrier 2015, des jeunes sont montÈs sur une grue d'un chantier Eiffage pour obtenir des emplois. — MickaÎl Penverne / 20 Minutes

Sept jeunes, tous âgés d’une vingtaine d’années, se sont installés sur une des grues d’un chantier du 3e arrondissement. Ils réclament un contrat de travail pour chacun. Selon La Provence, leur CV n’aurait pas été retenu par le maître d’œuvre, Eiffage, qui construit à l’angle du boulevard National et du boulevard de Strasbourg un immeuble de 250 logements et de commerces.

Au début de l’après-midi, les jeunes étaient toujours perchés à une vingtaine de mètres de hauteur et le chantier toujours à l’arrêt. La situation semblait un peu confuse. «Ils réclament 7 contrats de travail mais ils veulent aussi la garantie que les policiers ne les coffreront pas à leur descente», témoigne une jeune femme.

A 14 heures, les jeunes étaient toujours sur leur grue.

 

C'est la deuxième fois qu’un chantier est bloqué par des habitants du 3e arrondissement. Il y a un an, une dizaine de jeunes de Felix-Pyat avaient interdit l’accès d’un chantier de construction de logements mené par Nexity. Ils réclamaient également des emplois. Après avoir été reçu à la préfecture, Nexity s’était engagé à leur fournir immédiatement trois postes puis sept autres dans les mois à venir.

Selon une étude du Centre d'observation et de mesure des politiques sociales (Compas) qui date de 2014, le 3e arrondissement de Marseille serait le quartier le plus pauvre de France avec un taux de pauvreté* record de 55%.

Selon La Provence, les jeunes sont descendus de leur grue en fin d'après-midi. Ils auraient obtenu la promesse d'un entretien avec Eiffage.

 

*Le taux de pauvreté correspond au pourcentage des ménages percevant moins de 60% du revenu médian, soit 977 euros par mois