Marseille: Une 3e voie ferrée entre Marseille et Aubagne

TRANSPORT La nouvelle ligne entre Marseille et Aubagne a été inaugurée ce vendredi...

Mickael Penverne

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Marseille, le 30 janvier 2015, inauguration de la 3e ligne ferree entre Marseille et Aubagne.
Marseille, le 30 janvier 2015, inauguration de la 3e ligne ferree entre Marseille et Aubagne. — Mickaël Penverne / 20 Minutes

Cela fait 30 ans que les élus de la vallée de l’Huveaune l’attendaient. Elle est enfin arrivée: la 3e ligne ferrée entre Marseille et Aubagne a été officiellement inaugurée ce vendredi. Longue de 13 km, elle permet à la SNCF de proposer 20 allers-retours par jour, au lieu de 10 jusqu’à présent, soit trois trains par heure. L’objectif d’ici la fin de l’année est même d’atteindre 25 allers-retours par jour.

«L’idée est de mettre les trains les plus lents sur cette 3e voie pour libérer de la capacité sur les deux autres voies déjà existantes», explique Alain Deleau, directeur des opérations à la SNCF. La compagnie espère passer de 14.000 à 22.000 voyageurs par jour entre ces deux centres-villes. La vallée de l’Huveaune enregistre près de 150.000 déplacements quotidiens, provoquant la saturation quasi-permanente de l’A50 et de la plupart des routes nationales.

Retards et annulations

La déclaration d’utilité publique pour cette 3e voie a été enregistrée en 2003. Il faudra attendre 7 ans de plus pour donner les premiers coups de pioche. Les travaux auront finalement duré 4 ans et coûté 252 millions d’euros, financés par l’Etat, la Région, le Département et la SNCF. Vingt ponts ont été construits, trois passages à niveaux ont été supprimés, des passerelles pour les piétons ont été réalisées, des haltes ont été modernisées et une gare a été construite, à La Barasse.

Ces aménagements suffiront-ils à améliorer le service des TER dans le département? Tout le monde le souhaite mais certains en doutent déjà. «La troisième ligne est arrivée mais qu’est-ce qu’on va en faire?», s’interroge Christine Capdeville, 1ère adjointe au maire de la Penne sur Huveaune. «Il va falloir que les moyens suivent, précise son collègue Bernard Negretti. Cela veut dire qu’il va falloir davantage de rames et de personnels. Or, pour l’instant, on ne sait rien».

En 2014, 18% des TER sont arrivés à destination avec au moins 5 minutes de retard et 9% ont été supprimés. En cause, 75 jours de grève, les travaux de la 3e voie et un système de maintenance insuffisant. «Il faut être clair: la 3e voie est une pierre à l’édifice, répond Alain Deleau. Elle ne va pas régler tous les problèmes. Elle permet plus de flexibilité en termes de circulation mais ce n’est pas l’objet miracle. Si un train tombe en panne, il va rester en panne».