Marseille: «Les choses avancent» pour mettre fin au conflit des éboueurs

SOCIAL Les négociations entre Force Ouvrière et la communauté urbaine de Marseille pour mettre fin à la grève des éboueurs ont démarré...

Mickael Penverne

— 

C'est le 6e jour de grève.
C'est le 6e jour de grève. — Claude Paris/AP/SIPA

Après six jours de conflit, les négociations ont commencé entre les représentants du syndicat Force Ouvrière et les élus de la communauté urbaine de Marseille. Menées par Lionel Royer-Perraut, maire du 5e secteur et bras droit du président de Marseille Provence Métropole Guy Teissier, les discussions vont a priori dans le bon sens.

Entrés en réunion vers 9h30 aux Docks, à la Joliette, les participants sont ressortis trois heures plus tard pour «se débriefer» et déjeuner. A entendre Lionel Royer-Perraut, l’espoir de mettre fin à la grève des éboueurs dès mardi est permis. «Nous sommes dans une discussion très constructive. Les choses avancent mais elles ne sont pas à ce stade finalisées», a-t-il déclaré.

«Il n’y a pas de points qui achoppent. Il y a des propositions, des contre-propositions. C’est tout à fait normal, a-t-il ajouté. Nous espérons pouvoir trouver une solution dès ce soir.» Même optimisme de la part de Patrick Rué, secrétaire général des agents territoriaux FO à la sortie du premier round de discussion: «Il y aura peut-être un accord dès ce soir et une reprise du travail demain… Si les choses avancent.» Les discussions ont repris à 15h.

La fin du fini-parti

Le mouvement de grève a été lancé par FO pour réclamer la création de 10 postes supplémentaires pour la collecte des ordures et la levée des sanctions contre les agents qui n’auraient pas effectué leur tournée. Les agents se plaignent également d’être constamment «fliqués» par les GPS installés sur leurs bennes et qui permet de contrôler leur temps de travail.

La communauté urbaine a mis en place cet été un «contrat de propreté» qui met fin, sur le papier, au fini-parti qui a été condamné par la justice en avril 2014. Ce système, instauré par l’ancien maire socialiste de Marseille Gaston Deferre, permettait aux agents de quitter leur poste sitôt la tournée terminée.

En 2007, un rapport de la chambre régionale des comptes avait quantifié à 3h30 le temps de travail effectif des agents. Le contrat de propreté prévoit une journée type de 7h30 pour les agents de la propreté, avec 5h30 de temps de collecte minimum.