Marseille: Des caméras dans toutes les rames du métro

TRANSPORT La direction de la RTM a annoncé la généralisation des caméras de vidéosurveillance dans les rames du métro d'ici la fin de l'année...

Mickael Penverne
— 
Toutes les rames seront bientôt équipées de caméras.
Toutes les rames seront bientôt équipées de caméras. — MickaÎl Penverne / 20 Minutes

La vidéosurveillance bientôt à bord du métro. La direction de la RTM a confirmé ce lundi matin, lors d’une conférence de presse, que toutes les rames du métro marseillais allaient progressivement être équipées de caméras de vidéosurveillance.

Pour l’instant, le dispositif est encore en phase de test sur une rame. Mais d’ici la fin de l’année, entre 250 et 300 caméras vont être installées et reliées au Centre de supervision urbain où sont récupérées toutes les images des caméras installées en centre-ville.

A la différence des caméras installées dans les rues, celles du métro ne diffuseront pas les images en temps réel mais en différé. «Nous réfléchissons à installer un système de diffusion en direct à la demande» qui serait actionné par les traminots en cas d’alerte, précise cependant Pierre Reboud, directeur général de la RTM.

La fraude, un manque à gagner de 20 millions d'euros

Le métro marseillais enregistre environ 4 incidents par million de trajets. Pourtant, selon la dernière enquête de satisfaction menée par la RTM, le sentiment d’insécurité est toujours prégnant chez les voyageurs. Selon la direction, la fraude expliquerait en partie cette inquiétude.

«C’est un sujet compliqué parce qu'il ne faut pas que les moyens mis en œuvre pour mettre fin à la fraude reviennent plus cher que la fraude elle-même, explique Pierre Reboud. De toute façon, il n’existe pas de réseau sans fraude». Le manque à gagner pour la RTM est évalué à 20 millions d’euros chaque année.

Lors de cette conférence de presse, la direction de la Régie a également confirmé le renouvellement des rames de métro qui vont bientôt fêter leur 40 ans. Le cahier des charges sera rédigé en 2016. Une quarantaine de rames seront livrées entre 2020 et 2023. Elles seront climatisées. Et sans doute automatisées, c’est-à-dire sans conducteur.

«Nous avons aujourd’hui 120 conducteurs de métro, précise Pierre Reboud. Cela voudra dire pour eux un changement de métier. Entre le métro, le bus et le tramway, les passerelles sont évidentes. Mais il n’y aura pas de plan social». L’achat de ces nouvelles rames devrait coûter au moins 500 millions d’euros.