Marseille: Des négociations pour sortir de la grève des éboueurs

SOCIAL Le président de la communauté urbaine de Marseille, Guy Teissier, a annoncé l'ouverture mardi de négociations pour sortir de la grève des éboueurs...

20 Minutes avec AFP
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Cinquième jour de grève des éboueurs marseillais.
Cinquième jour de grève des éboueurs marseillais. — Mickaël Penverne / 20 Minutes

Des négociations devraient avoir lieu mardi matin entre Force Ouvrière et la communauté urbaine de Marseille, pour tenter de mettre fin à la grève des éboueurs qui a débuté jeudi.

L'ouverture annoncée de ces négociations fait suite au déblocage ce lundi matin des deux centres de transfert de tri de la ville. Les grévistes avaient déversé ce week-end devant leurs entrées des montagnes d'ordures. Guy Teissier, président de Marseille Provence Métropole (MPM), avait fermement condamné cette initiative et conditionné l'ouverture des négociations à un déblocage.

Les poubelles débordent

Participeront à ces négociations une délégation de huit personnes de FO et quatre élus UMP de MPM mandatés par Guy Teissier, dont son bras droit Lionel Royer-Perrault, maire du 5e secteur. Cette réunion constitue «une toute petite avancée», selon Patrick Rué, regrettant que MPM n'ait «donné aucun signe de vie depuis mardi dernier». «Il est lamentable de devoir mettre Marseille dans cet état-là, alors qu'on aurait pu régler le problème avant, en une heure, car nos revendications n'ont rien d'utopiques!», a-t-il déclaré.

Les poubelles s'amoncellent dans les 11 arrondissements (sur 16) de la ville dont la collecte est assurée par MPM. Le service est en revanche assuré par le privé dans 5 arrondissements. MPM a de son côté installé à différents endroits de la ville 40 bennes pour collecter les ordures ménagères.

Fin du fini-parti

En juillet, la communauté urbaine a adopté un nouveau contrat local de propreté, après l'annulation par la justice en avril 2014 du système du fini-parti. Il permettait aux agents de terminer leur service une fois leur travail accompli.

En 2007, un rapport de la chambre régionale des comptes avait quantifié à 3 heures 30 le temps de travail effectif des agents. Aujourd'hui, le système prévoit une journée type de 7 heures 30 pour les agents de la propreté, avec 5 heures 30 de temps de collecte minimum.