Ligue 1: «Doria a le niveau pour jouer à l'OM», estime Juninho

FOOTBALL Le défenseur brésilien n'a pas encore joué la moindre minute avec le club phocéen...

Loic Becart
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Doria (à droite) félicité par Marcelo Bielsa après un succès de l'OM face à Saint-Etienne, le 28 septembre 2014 au Stade Vélodrome.
Doria (à droite) félicité par Marcelo Bielsa après un succès de l'OM face à Saint-Etienne, le 28 septembre 2014 au Stade Vélodrome. — AFP PHOTO / BERTRAND LANGLOIS

Doria jouera-t-il enfin contre Nice, vendredi? En l’absence de Nicolas Nkoulou (à la CAN), Benjamin Mendy et Rod Fanni (suspendus), le défenseur brésilien a plus de chances que d’habitude d’apparaître enfin sous le maillot de l’OM.

Depuis son arrivée à la fin du mercato estival, le jeune joueur de 20 ans n’a en effet toujours pas disputé la moindre minute sous les ordres de Marcelo Bielsa. Il se contente soit du banc de touche, soit de temps de jeu avec l’équipe réserve de CFA2.

Dès le coup de sifflet final de OM-Guingamp, l’entraîneur argentin avait choisi de botter en touche à ce sujet. «Il n’y a pas de solution immédiate, avait-il affirmé. On a cinq jours pour y réfléchir. Nous avons l’effectif suffisant pour trouver une solution.» Car Marcelo Bielsa a encore dans sa manche les jeunes Baptiste Aloé et Gaël Andonian à gauche, lancés cette saison par El Loco.

Mais Doria doit commencer à trouver le temps long, surtout si des clubs italiens comme l’Hellas Verone ou espagnols comme le FC Valence viennent toquer à la porte pour le débaucher dès ce mercato hivernal.

Pour Dante, «il faut avoir la patience»

Ses compatriotes brésiliens viennent en tout cas à son secours pour le soutenir. «Si Bielsa dit qu’il ne va pas jouer, ça me fait du mal, déclare Juninho au micro de Luis Attaque sur RMC, lundi soir. Des fois, on peut changer d’avis aussi. C’est un joueur qui a le niveau pour jouer à Marseille et faire une belle carrière.»

Le défenseur de la Seleçao Dante abonde aussi en ce sens. Il connaît aussi bien la situation de Doria, lui qui n’avait aussi que 20 ans lorsqu’il est arrivé en France, à Lille, en 2004. «A cet âge, ce n’est pas facile par rapport à la langue, la culture, raconte-t-il, toujours sur RMC. Il faut bien gérer sa tête, le motiver. Le plus important, il l’a: les qualités, le talent. Quand on fait un investissement comme ça, il faut avoir la patience, ne pas précipiter son futur et trouver la meilleure chose à faire.»