Bouches-du-Rhône: Jean-Noël Guérini, candidat à sa propre succession

POLITIQUE Le président du Conseil général des Bouches-du-Rhône a confirmé qu'il allait briguer une nouvelle fois la présidence du Département en mars...

Mickael Penverne

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Marseille, le 16 janvier 2015, Jean-Noel Guerini presente ses voeux a la presse.
Marseille, le 16 janvier 2015, Jean-Noel Guerini presente ses voeux a la presse. — MickaÎl Penverne / 20 Minutes

Il se projette déjà dans le 3e tour. Jean-Noël Guérini a confirmé qu’il était candidat à sa propre succession à la présidence du conseil général des Bouches-du-Rhône. L’ancien socialiste, réélu sénateur en octobre, apparaît très sûr de lui à deux mois des élections départementales.

«Il faudra compter sur la Force du 13», son parti politique, a-t-il lancé lors de ses vœux à la presse. «Je ne suis jamais aussi bon que pendant une campagne» électorale, a-t-il ajouté.

Le patron du Département, toujours mis en examen dans des affaires de marchés publics présumés truqués, est en train de boucler la liste de ses candidats. «Nous discutons avec les communistes, nous parlons aussi avec des personnalités qui ne sont pas à gauche […]. Il y aura évidemment des candidats 100% Force du 13 mais aussi des binômes Parti socialiste et Force du 13», a-t-il détaillé.

Concurrence du FN

En novembre, 22 conseillers généraux socialistes avaient signé un appel pour former une alliance avec Jean-Noël Guérini, qui sera candidat dans les 2e et 3e arrondissement, en duo avec la maire de secteur Lisette Narducci qui avait fait alliance avec l'UMP de Jean-Claude Gaudin lors des élections municipales. «Nous sommes prêts au combat», a conclu Guérini.

Pendant que le président sortant gonfle les muscles, Martine Vassal égrène les slogans: «Lui a des pratiques politiques, moi j’ai une vision politique», lâche-t-elle. La tâche sera rude pour la tête de liste UMP-UDI puisqu’elle devra faire face à la concurrence du Front national qui devrait se glisser au second tour dans la majorité des cantons du département.

Du côté du Parti socialiste, ça s'annonce encore plus compliqué. La formation, qui risque une nouvelle bérézina, peine à trouver des candidats dans tous les cantons. En décembre, elle a présenté une trentaine d'entre eux. Pour ceux qui restent, « nous discutons encore avec nos partenaires de la gauche », indique Nathalie Pigamo, candidate dans le canton 11, à Marseille.

Selon le Premier secrétaire fédéral, Jean-David Ciot, le PS sera bien «présent dans l’ensemble des cantons des Bouches-du-Rhône». Il ajoute dans un communiqué : «Les socialistes s’engageront avec leurs propres candidats ou ceux du rassemblement de la gauche autour de ses partenaires historiques, écologistes et communistes». Sans citer la Forcer du 13.