OM: «Imbula n’était pas un dieu du stade», se souvient l’un de ses entraîneurs

FOOTBALL Avant de devenir professionnel, le milieu de terrain de l'OM a fait ses armes à Colombes...

Loic Becart

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Gianelli Imbula lors d'OM-Metz le 7 décembre 2014.
Gianelli Imbula lors d'OM-Metz le 7 décembre 2014. — Claude Paris/AP/SIPA

«On ne pouvait pas prédire tout ce qui lui arrive aujourd’hui.» Robert Hadmar est un témoin privilégié de l’ascension de Giannelli Imbula. Il a en effet été un de ses premiers entraîneurs lorsque celui qui était encore adolescent évoluait au Racing Club de France Colombes 92. Moins de dix ans plus tard, le milieu de terrain de 22 ans est une pièce maîtresse du dispositif de l’OM mis en place par Marcelo Bielsa.

Pourtant, tout aurait pu s’arrêter brutalement pour Giannelli Imbula. En 2004, à 12 ans, il passe un an au PSG où il n’a pas pu percer. «Il y a eu un souci familial, le gamin était un peu perdu et le club a proposé de le libérer, se souvient Robert Hadmar. Il n’était pas prêt à entrer dans cette filière.»

Il revient donc au Racing, club qu’il connaissait déjà, pour faire ses armes. «Gianelli était déjà un bon joueur mais n’était pas un dieu du stade, ni un enfant prodige, poursuit son éducateur. Il sortait d’un échec donc il a beaucoup travaillé au sein d’un groupe qui vivait bien.»

«Il a passé un cap et pris de la maturité»

Imbula prend ensuite la direction de Guingamp, club qu’il retrouvera dimanche soir au stade Vélodrome en Ligue 1. Le club breton lui fait confiance dès 2009 en faisant de lui le plus jeune joueur ayant évolué en L2 (17 ans et un mois). C’est le début d’une aventure qui le mènera au statut d’indéboulonnable du milieu de terrain de l’OM, même pas cinq ans plus tard.

«Il est tombé sur les bonnes personnes à Guingamp qui lui ont fait confiance et cela lui a permis de s’exprimer, affirme Robert Hadmar. Il a passé un cap à l’OM et a pris de la maturité. Ça peut lui ouvrir toutes les portes, notamment celles de grands clubs européens.»

Loin de Colombes, le nom d’Imbula continue à être entendu au terrain de ses débuts. Son jeune frère évolue dans l’équipe U17 et son père vient encore régulièrement au Racing. Mais Gianelli revient assez peu vers son ancien club. «A cet âge-là, on regarde devant soi et c’est ce qu’il doit faire», conclut l’éducateur francilien.