Marche républicaine: Plus de 60 000 personnes dans les rues de Marseille

MANIFESTATION Plus de 60.000 personnes ont rendu hommage ce dimanche aux victimes des attentats de Paris. Ils étaient 45.000 samedi...  

Mickael Penverne

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Marseille, le 11 janvier 2015, des milliers de personnes manifestent en hommage à Charlie Hebdo. Lancer le diaporama
Marseille, le 11 janvier 2015, des milliers de personnes manifestent en hommage à Charlie Hebdo. — Mickaël Penverne / 20 Minutes

Selon la police, plus de 60.000 personnes ont manifesté dimanche dans les rues de Marseille pour rendre hommage aux victimes des attentats de Paris, notamment les dessinateurs de Charlie Hebdo.

À l’origine, la manifestation devait prendre la forme d’un simple rassemblement mais la foule a commencé à défiler spontanément, suivant le parcours emprunté la veille par une première manifestation qui avait rassemblé environ 45.000 personnes entre le Vieux-Port et la place Castellane.

«Les faits sont trop graves»

La foule s’est d’abord recueillie avant d’applaudir puis d’entonner, à plusieurs reprises, La Marseillaise. Au début de la manifestation, Jean-Claude Gaudin a tenu à rappeler que Marseille reste «une ville mosaïque». «Le rôle du maire, c’est d’essayer de faire en sorte que nous continuions à vivre en commun dans cette ville en se respectant avec les principes de tolérance, de liberté et de libre expression.»

Marie-Dominique, qui dit ne plus avoir «la foi pour manifester», a battu le pavé, cette fois, parce que «les faits sont trop graves pour rester chez soi et fermer les yeux». David, de son côté, pense aux dessinateurs qui ont marqué son adolescence. «On pouvait ne pas être d’accord avec eux mais ils représentaient la liberté d’expression, le rire et tout ce qu’il y a d’enfantin», explique-t-il.

Patrice est venu lui aussi rendre hommage à Charb et ses amis «parce que nous avons une vision commune de notre société: fraternelle, humaniste et antiraciste. Mais je suis là aussi pour dire à ces pseudo-musulmans qui exploitent des esprits fragiles qu’on sera toujours sur leur chemin.»