Ligue 1: Cet OM n'est plus le même

FOOTBALL Les Marseillais montrent plusieurs limites en ce début d'année...  

Loic Becart

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Le Marseillais Alaixys Romao et le Montpelliérain Anthony Mounier lors de Montpellier-Marseille, le 9 janvier 2015.
Le Marseillais Alaixys Romao et le Montpelliérain Anthony Mounier lors de Montpellier-Marseille, le 9 janvier 2015. — PASCAL GUYOT / AFP

Il y a d’abord eu l’élimination en Coupe de France dimanche 4 janvier contre Grenoble (CFA), puis la défaite à Montpellier vendredi soir en Ligue 1. A chaque fois, l’OM n’a plus ressemblé à l’équipe qui avait réalisé le bon début de saison qu’on lui connaît, avec le titre honorifique de champion d’automne. Plusieurs questions se posent donc.

Un simple retard à l’allumage?

Les organismes olympiens étaient déjà fatigués avant la pause hivernale. Mais la trêve leur a-t-elle réellement fait du bien? «On n’est pas fatigué, le travail de reprise a été dur et il faut se remettre tout de suite dedans», répond Brice Dja Djédjé. En début de saison également l’OM avait piétiné, faisant un nul à Bastia et perdant, déjà, contre Montpellier. Ensuite, il y avait eu la série de huit victoires consécutives. De quoi espérer pour la suite? En tout cas, Brice Dja Djédjé l’a répété à l’envi: il faudra «rebondir contre Guingamp» lors de la prochaine journée.

A trois, on continue comme ça?

Le système de jeu en 3-3-3-1 est une marque de fabrique de Marcelo Bielsa. Mais il montre ses limites. En face, Roland Courbis a placé deux attaquants qui ont gêné les relances marseillaises. Ces difficultés derrière ont donc des répercussions devant. L’OM n’a cadré qu’une frappe lors de la deuxième période, le but d’Omrani, et André-Pierre Gignac n’a touché que 17 ballons durant le match, son plus faible total cette saison. Pourtant, comme souvent, les Marseillais ont eu la maîtrise de la balle (57%). Alors comment justifier le résultat final? «On commet plus d’erreurs, on court moins, on joue plus compliqué que d’habitude», explique le capitaine Steve Mandanda.

Et la tête, dans tout ça?

Leader du championnat depuis le 20 septembre, l’OM ne s’est-il pas vu trop beau en restant si longtemps en tête? «On n’a pas le même esprit qu’à la phase aller, admet Steve Mandanda. Je ne sais pas si on a cru qu’on était champion dès décembre mais il faut vite se ressaisir.» «Etre premier ne peut pas être une pression, cela doit être une stimulation», affirme Marcelo Bielsa. Mais cette stimulation pourrait être perdue dès ce dimanche après-midi. En cas de victoire lyonnaise contre Toulouse, l’OL deviendrait en effet leader. L’OM devrait alors se stimuler pour retrouver cette place.