Marseille: Les préavis de grève reportés au 16 janvier dans les écoles

EDUCATION Les temps d'activités périscolaires peinent à se mettre en place dans les écoles marseillaises...

20 Minutes avec AFP
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Une mère d'élève discute avec un professeur dans une école
Une mère d'élève discute avec un professeur dans une école — Anne-Christine Poujoulat AFP

Le syndicat SEP Unsa de la ville de Marseille et SDU 13 FSU ont suspendu l'appel à la grève des personnels d'animation jusqu'au vendredi 16 janvier.

Le SEP Unsa souhaite «un recrutement suffisant d'animateurs d'activités, diplômés et compétents, permettant de couvrir tous les groupes scolaires» pour les activités périscolaires et «l'organisation de temps d'activités périscolaires échelonnés sur quatre après-midi, au lieu d'une seule actuellement». Ils demandent ainsi à être reçus par la ville.

En ce début d'année, les temps d'activités périscolaires (TAP) auraient dû être mis en place dans les écoles, comme l'avait assuré Danièle Casanova (UMP), l'adjointe chargée de l'éducation. Mais ce n'est pas encore le cas partout.

Cantines en grève

Une semaine avant la rentrée scolaire de septembre, la mairie avait annoncé être en cours de recrutement de 4.000 animateurs pour assurer les TAP prévus le vendredi après-midi. Elle ne pourrait donc les assurer jusqu'à nouvel ordre.

Dépourvus, les parents avaient alors organisé alors plusieurs manifestations. Certains ont mené parallèlement une action en justice qui contraint la ville à mettre en place au moins une garderie le vendredi. Cette décision est toujours en appel devant le conseil d'Etat.

Finalement, en octobre, la mairie a mis en place des TAP dans 22 écoles, puis dans 250 en décembre. Mais même dans les établissements où les TAP sont censés être en vigueur, les activités ont été perturbées par les grèves perlées du personnel municipal qui proteste contre les réorganisations engendrées par la réforme. Elles empêchent régulièrement l'organisation des activités et même la tenue de la cantine du vendredi. 

«Ça nous complique beaucoup la vie, concède Danièle Casanova. Il faut que le personnel municipal soit présent» pour que les TAP puissent avoir lieu. «Il n'y a plus que Mme Casanova qui appelle ça des TAP», estime Séverine Gil, la représentante du mouvement de parents d'élèves MPE 13. Elle craint que cette situation ne soit pas «transitoire» et «s'installe».