Marseille: «C'est une étape nouvelle que la folie meurtrière a franchie»

FAITS DIVERS Les drapeaux des mairies ont été mis en berne. La classe politique marseillaise condamne l'attentat...  

M.P.

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Le dessinateur Charb de Charlie Hebdo fait partie des victimes.
Le dessinateur Charb de Charlie Hebdo fait partie des victimes. — Michel Euler/AP/SIPA

Les condamnations se succèdent après l'attentat perpétré mercredi matin dans les locaux de Charlie Hebdo qui a fait 12 morts. Plusieurs maires de secteurs ont mis en berne les drapeaux de la mairie comme Stéphane Ravier (FN) du 7e secteur.

«Le terrorisme s'est attaqué au cœur même de l'un des fondements de la démocratie, c'est-à-dire la liberté d'expression, artistique et intellectuelle, indique le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin. C'est une étape nouvelle que la folie meurtrière a franchie pour attirer le monde dans une guerre sans merci.»

«Un "11 septembre" de la presse»

Dans une lettre commune, les parlementaires de gauche des Bouches-du-Rhône (Patrick Mennucci, Marie Arlette Carlotti, Samia Ghali, Michel Vauzelle, Sylvie Andrieux, François Michel Lambert...) se disent «profondément horrifiés par l’attentat terroriste qui a frappé les journalistes, le personnel du journal Charlie Hebdo, ainsi que plusieurs policiers».

De son côté, Jean-Noël Guérini se dit «atterré par l’attentat». «Ils ont délibérément abattu des journalistes et des policiers pour s’attaquer aux symboles de liberté que sont la presse et les forces de l’ordre, indique le président du Conseil général des Bouches-du-Rhône. A l’heure du recueillement, je veux rendre hommage à toutes les personnes qui ont été victimes de ce crime odieux qui, est, hélas, un "11 septembre" de la presse.»