Marseille: Report d'une audience sur la SNCM prévue mercredi devant le tribunal de commerce

SOCIAL Une audience prévue vendredi à été reportée sans nouvelle date...

20 Minutes avec AFP

— 

Le ferry "Danielle Casanova" de la SNCM quitte le port de Marseille, le 28 octobre 2014
Le ferry "Danielle Casanova" de la SNCM quitte le port de Marseille, le 28 octobre 2014 — Bertrand Langlois AFP

Une audience prévue mercredi devant le tribunal de commerce de Marseille pour faire le point sur la situation financière de la SNCM, placée en redressement judiciaire, a été reportée, a-t-on appris mardi auprès d'un porte-parole de la compagnie.

La nouvelle date prévue pour cette audience n'a pas été précisée, mais elle aura lieu «après le 19 janvier», soit la date limite prévue pour le dépôt d'éventuelles offres de reprise de la compagnie maritime, a assuré ce porte-parole.

«La presse informée d'un report d'audience mais pas les représentants des personnels au Tribunal. Où est le respect dans ce dossier?», a réagi sur son compte Twitter Jean-François Simmarano, délégué CGT de la compagnie.

Les représentants CGT de l'ensemble des professions portuaires, réunis mardi pour une conférence de presse ont menacé «d'actions» à partir du 15 janvier, notamment d'occuper les bateaux «pour 6 mois ou pour un an» si «la compagnie est vendue à la découpe» ou si elle est cédée à «un faux repreneur» intéressé par les seuls navires.

Le 15 janvier, les élus locaux et nationaux qui défendent la compagnie doivent rencontrer le président de l'actionnaire majoritaire Transdev, selon la CGT.

Mercredi, le tribunal devait  vérifier (...) si les capacités financières (de la SNCM) sont suffisantes et lui permettent d'assurer le financement de son activité et statuer sur le mérite de la poursuite de la période d'observation ou l'éventuelle conversion en liquidation judiciaire», selon le jugement qui avait placé la compagnie en redressement judiciaire le 28 novembre.

La compagnie, qui compte environ 2.000 salariés, s'est trouvée en cessation de paiement après que son actionnaire majoritaire Transdev a provoqué son dépôt de bilan en exigeant le remboursement immédiat de créances que la SNCM n'était pas en mesure d'honorer.

Transdev, mais aussi l'Etat, actionnaire à 25%, considèrent le redressement judiciaire comme la seule solution pour «empêcher la disparition pure et simple» de la SNCM, car cela permettrait selon eux de trouver un repreneur et d'annuler les condamnations européennes obligeant à rembourser des aides publiques jugées illégales pour plus de 400 millions d'euros.

A la mi-décembre, le secrétaire d'Etat aux Transports, Alain Vidalies, avait annoncé que Bruxelles avait donné son feu vert au transfert «en plusieurs lots» de la délégation de service public dans le cadre de la reprise de la SNCM, ravivant à Marseille les craintes d'un démantèlement de la compagnie maritime.