Illustration d'un nouveau né dans une maternité.
Illustration d'un nouveau né dans une maternité. — © Fabrice ELSNER

SOCIETE

Marseille: Le top 5 des prénoms les plus donnés en 2014

Lina et Adam arrivent en tête des prénoms les plus donnés à Marseille l'année dernière...

Au total, 14.125 enfants sont nés à Marseille l'année dernière. Dans le top 5 des prénoms de filles donnés en 2014, on trouve 103 Lina, 77 Chloé, 74 Jade, 59 Giulia et Léa. Du côté des garçons, 128 nouveaux nés portent le prénom d'Adam, 100 de Mohamed, 77 s'appellent Gabriel, 69 Raphaël et 66 Léo.

L'originalité recherchée

«Les prénoms les plus donnés représentent moins de 2% de l'ensemble des naissances contre 1/4 au début du siècle, remarque Baptiste Coulmont, sociologue, auteur de la «Sociologie des prénoms» (La Découverte, collection Repères). Les prénoms bougent très vite: avant un Michel pouvait rester 40 ans dans le top des 5, un Kevin y reste aujourd'hui seulement 10 ans».

L'originalité exigée par les parents ou le contrôle limité sur l'orthographe peuvent en partie expliquer la multiplication des prénoms. «Lorsque les parents en entendent trop souvent un, ils arrêtent de le donner», souligne le sociologue. Selon lui, si un prénom est porté par plus de deux enfants sur 100, les parents cessent d'appeler ainsi leurs bébés.

Origines migratoires et groupes sociaux

Reprenant ses travaux sur l'association entre prénom et mention au baccalauréat dans lesquels il a pu avoir accès aux noms de famille, Baptiste Coulmont estime que le prénom Adam, donné à Marseille à neuf enfants sur 1.000 nés en 2014, est porté aussi bien en Afrique du Nord qu'en Europe. «C'est un prénom donné pour différentes raisons, culturelles, religieuses...», indique-t-il. Pour le prénom Mohamed, «on peut dire que c'est le deuxième prénom le plus donné à Marseille en 2014 mais on peut aussi dire que seulement sept enfants sur 1.000 nés en 2014 le portent. C'est peu».

Dans les prochaines années cependant, même si seulement sept enfants sur 1.000 portent le prénom de Lina par exemple, plusieurs d'entres elles pourraient se retrouver dans la même classe ou dans la même école. «Car on fréquente dans les mêmes quartiers les mêmes groupes sociaux, avec les mêmes goûts et les mêmes dégoûts», estime le sociologue.