L'ancienne ministre Marie-Arlette Carlotti mise en examen pour injure publique à caractère racial

MARSEILLE La socialiste marseillaise conteste avoir tenu ces propos...

20 Minutes avec AFP

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Marie-Arlette Carlotti le 24 janvier 2014 à Cergy-Pontoise
Marie-Arlette Carlotti le 24 janvier 2014 à Cergy-Pontoise — Thomas Samson AFP

L'ancienne ministre socialiste Marie-Arlette Carlotti a été mise en examen le 11 décembre pour injure publique après la plainte d'un candidat éphémère aux primaires socialistes à Marseille, a-t-on appris mardi auprès de l'avocat de l'élue.

En matière de diffamation et d'injure publique, la mise en examen est automatique, «c'est un acte de procédure et Mme Carlotti conteste avoir tenu ces propos», a indiqué à l'AFP son avocat Me Jorge Mendes Constante.

Selon Hacen Boukhelifa, lui-même avocat, qui n'avait pu réunir suffisamment de parrainages pour se présenter à ces primaires de l'automne 2013 avant les municipales de 2014, Marie-Arlette Carlotti l'aurait diffamé lors de l'inauguration de son local de campagne, le 25 janvier 2014.

«Pour se payer un élu»

«Hacen Boukhelifa ne sera jamais sur ma liste. De toute façon, j'ai déjà un candidat arabe de la diversité sur ma liste. Il n'a qu'à aller voir Samia Ghali (alors candidate PS dans le 8e secteur de Marseille, ndlr) pour qu'elle le prenne dans les quartiers nord», aurait déclaré Marie-Arlette Carlotti, selon Hacen Boukhelifa.

Celui-ci «utilise le droit pour se payer un élu, il connaît la procédure, il sait que la mise en examen est inévitable. C'est une histoire politique qui n'ira jamais devant un tribunal pénal. Il sera un jour poursuivi pour dénonciation calomnieuse», a déploré Me Mendes Constante, se disant «très en colère et scandalisé».