Affaire Anigo - Guignols: décision le 13 janvier

FOOTBALL L'ancien directeur sportif de l'OM poursuit les Guignols de l'info après un sketch sur la mort de son fils...

20 Minutes avec AFP

— 

José Anigo en décembre 2013.
José Anigo en décembre 2013. — MICHEL PISANO/SIPA

Le délibéré du procès intenté par l'ex-directeur sportif de l'OM José Anigo contre Canal+ pour un sketch des «Guignols de l'info» sur l'assassinat de son fils, en 2013, a été prorogé mardi au 13 janvier. Lors de l'audience, le 4 novembre, l'avocat de José Anigo avait réclamé 100 000 euros de dommages-intérêts pour son client.

Dans un sketch diffusé le 6 septembre 2013, «Les Guignols» avaient ironisé sur les liens présumés entre football et grand banditisme et sur l'assassinat, la veille, d'Adrien Anigo, le fils de celui qui était alors directeur sportif de l'OM (L1).

«La bonne foi» plaidée par Canal+

Adrien Anigo avait été tué par balles dans les quartiers Nord de Marseille, dans un règlement de comptes. Écroué en mars 2007 pour sa participation présumée à plusieurs braquages de bijouteries, il avait été remis en liberté début 2010 à la faveur d'une erreur de procédure et devait être renvoyé aux assises.

«Y a-t-il pire atteinte à l'honneur et à la considération d'un père endeuillé que celle de lui imputer la responsabilité, imaginaire, mais ravageuse, de la mort de son fils?», avait lancé le 4 novembre l'avocat de José Anigo, Me Emmanuel Molina, précisant que la somme réclamée serait reversée à des activités éducatives et sportives.

Le conseil de Canal+, Me Olivier Chappuis, avait plaidé «la bonne foi»: «Il est possible de considérer que l'effet humoristique était de mauvais goût, mais pas attentatoire à la dignité humaine.»