Marseille: Les éboueurs ramassent davantage de déchets

SOCIETE Six mois après la fin du fini-parti, la communauté urbaine (MPM) se félicite des avancées en matière de propreté...

A.R.

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Un cantonnier à Marseille.
Un cantonnier à Marseille. — P. Magnien / 20 Minutes

Profitant de la signature de nouvelles conventions sur le contrat local de propreté, le président de la communauté urbaine (MPM), Guy Tessier (UMP), s’est félicité ce lundi des avancés en matière de propreté. «Ce n’est pas parfait mais c’est mieux», assure-t-il.

Les pizzas, c'est aussi fini

Depuis la réorganisation du temps de travail des agents, le volume de déchets ramassés a progressé de 8 % selon MPM, soit 480 tonnes collectées tous les jours contre 450 avant l’été.

Pour Guy Tessier, il est terminé le temps où les rippeurs «quittaient le service avant 10h du soir pour aller faire des pizzas». Désormais, la journée de travail est bien de 7h 30 dont 5h de collecte au minimum. «Une demi-heure de prise de poste, 5h 30 de ramassage dont 20 minutes de pause, et 1h 30 de temps supplémentaire durant lequel l’équipe peut être amenée à repartir si la tournée est mal faite, détaille Fabrice Bardisa, le directeur de la propreté à MPM. Et ça arrive tous les jours», assure-t-il.

À Marseille, la fin du fini parti, pratique qui permettait aux éboueurs de quitter leur poste une fois la tournée terminée, engendre 1.000 heures supplémentaires de collecte chaque semaine. Deux passages sont prévus en centre-ville, dont un après minuit.

«Dans le centre, c’est un peu moins sale, souligne Gilles, un Marseillais. Après, faut voir à long terme si tout ça n’est pas une grosse opération de comm’» L’année prochaine, des cantonniers devraient nettoyer les rues l’après-midi également. L’arrivée de camions automatisés est aussi prévue.

Ambassadeurs

À partir de l’année prochaine, 36 ambassadeurs de la propreté, en service civique, transmettront aux Marseillais, dans la rue ou chez les commerçants, les «bons gestes en matière de propreté».