Marseille: Des yeux partout dans la ville avec les caméras de surveillance

SECURITE La ville compte un peu plus de 500 caméras de vidéosurveillance. Dans un an, il devrait y en avoir deux fois plus...

Mickael Penverne

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Le centre de supervision urbain à Marseille.
Le centre de supervision urbain à Marseille. — MickaÎl Penverne / 20 Minutes

C’est l’histoire d’un jeune vendeur de cigarettes. Ce matin-là, il s’installe à un croisement à Noailles pour vendre ses clopes. Comme les autres revendeurs à la sauvette du quartier, il pense «travailler» discrètement.

Sauf qu’une caméra de vidéosurveillance est braquée sur lui depuis plus d’une heure et qu’à quelques kilomètres de là, au Centre de Supervision Urbain dans le 3e arrondissement, des dizaines d’yeux observent ses moindres déplacements.

Inauguré en février 2013 par le ministre de l’Intérieur de l’époque, Manuel Valls, le CSU fait aujourd’hui la fierté de la municipalité, en particulier de l’adjointe au maire chargée de la sécurité, Caroline Pozmentier.

Reconnaissance faciale

Selon elle, c’est grâce au dispositif de vidéosurveillance mis en place par la ville que la délinquance a baissé à Marseille en 2014: -32% pour les vols avec violence et -63% pour les arrachages de collier, par exemple.

«Quarante-deux agents travaillent à tour de rôle dans ce centre qui fonctionne H 24, assure-t-elle. Depuis janvier, il y a eu 1.260 faits constatés en temps réel.» La ville compte aujourd’hui un peu plus de 510 caméras, dont 280 dans les deux premiers arrondissements. Dans un an, il devrait y en avoir un millier.

Mais Caroline Pozmentier ne veut pas s’arrêter là. Elle étudie la possibilité d’offrir au CSU un logiciel qui permettra la reconnaissance faciale et le traitement des situations «anormales», comme un attroupement ou un homme courant en sens inverse dans la foule. Ce nouvel outil informatique pourrait être livré en 2015 ou 2016. «Si les budgets le permettent», précise toutefois l’adjointe au maire.