Le coup de gueule de Bernard Laporte contre ses joueurs et l'équipe de France

RUGBY L'entraîneur du RC Toulon a été déçu par l'attitude de ses internationaux...

Loic Becart
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Bernard Laporte le 23 mai 2014 à un entraînement de son équipe.
Bernard Laporte le 23 mai 2014 à un entraînement de son équipe. — Huw Evans Agency/REX/REX/SIPA

Il prend les choses très à coeur, Bernard Laporte. Comme beaucoup, il a assisté samedi soir à la défaite du XV de France contre l'Argentine au stade de France (13-18). L'entraîneur du RC Toulon avait notamment un oeil sur les joueurs qu'il côtoie tout le long de l'année avec son club et qui ont failli sous le maillot bleu. Pas moins de sept Toulonnais ont ainsi été alignés par le sélectionneur Philippe Saint-André face aux Pumas argentins.

«J’ai l’impression de perdre aussi, confie Bernard Laporte à Var Matin. Je les entraîne au quotidien. Ce n’est pas nécessairement toujours de la faute de l’entraîneur de l’équipe de France. Je vais parler avec eux. Je vais leur dire ma déception sur ce match et de ne pas les avoir vu enthousiastes. Je disais à Xavier Chiocci notamment: "Quand vous êtes sélectionné, c’est comme un mariage. Tout est beau, le jour du mariage. Tout le monde klaxonne. C’est magnifique. C’est après qu’on voit si on continue de klaxonner ou pas" (rires).»

La France «est un sparring-partner»

L'ancien sélectionneur du XV tricolore a aussi un regard acerbe sur l'ensemble de l'équipe de France, qui est passé du jour à la nuit entre la victoire contre l'Australie et cette défaite contre l'Argentine. «Ce sont eux qui nous ont tout imposé pendant une heure. On n’existe pas, on est un sparring-partner», estime Bernard Laporte, avant d'ajouter: «Ca fait trois ans qu’on est dans la m… On se dit que ça y est, qu’on a retrouvé de l’allant, et une semaine après, on ne l’a plus. Je dis aux joueurs: "Les mecs, on n’a pas le droit de faire ça. Ce n’est pas possible." Si on avait battu l’Argentine, on serait dans une situation de confiance extraordinaire à l’approche d’un Tournoi et d’une Coupe du monde. Là, patatras, tout le monde rentre chez soi.»