Marseille: Le procès de cinq figures du banditisme renvoyé en raison de la grève des avocats

JUSTICE A cause de la grève des avocats, le procès de figures présumées du milieu a été renvoyé...

20 Minutes avec AFP

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Le tribunal correctionnel de Marseille.
Le tribunal correctionnel de Marseille. — Gerard Julien AFP

Le procès devant le tribunal correctionnel de Marseille de cinq figures présumées du milieu et d'un complice a été renvoyé mardi aux 15 et 18 décembre, en raison de la grève des avocats des barreaux de Marseille et Aix.

C'est le dauphin du barreau de Marseille, le prochain bâtonnier, qui, en début d'audience, a demandé le renvoi en signe de protestation contre le projet de réforme des professions réglementées porté par le ministre de l'Économie, Emmanuel Macron, évoquant «les difficultés» dans lesquelles se trouvent les avocats.

Daniel «Le Grand» Bellanger, Jean-Marie Struffi, dit «Bouclettes» ou «La Truffe», Raphaël Jimenez, alias «Tchoune», «Le Monstre» Didier Bertolotti et Franck Tarpinian devaient comparaître mercredi et jeudi notamment pour association de malfaiteurs et détention d'explosifs. Vincent Galezi, le seul a se présenter libre, est lui uniquement poursuivi pour détention d'explosifs.

Lors d'une enquête, initialement sur le vol à main armée en 2006 à Marseille d'un chargement de rouleaux destinés à la fabrication de billets de 1.000 dinars algériens, les policiers avaient notamment découvert dans un hangar de Sainte-Tulle et à leurs domiciles, des armes, des explosifs, des masques en silicone, des vêtements entièrement noirs ou encore des gadgets technologiques servant à voler des voitures ou brouiller des GPS ou des téléphones.

Daniel Bellanger 57 ans, est considéré par les enquêteurs comme un membre éminent de la «Dream Team», une équipe de braqueurs qui a multiplié les coups dans les années 1990.