Marseille : Une start-up met au point un drone oiseau

TECHNOLOGIE Une start-up marseillaise a mis au point un drone oiseau grâce au financement participatif...

20 Minutes avec AFP

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Le drone d'oiseau.
Le drone d'oiseau. — Bionic Bird

Pour Noël, 1.000 chanceux vont recevoir un drone-oiseau, le Bionic Bird, conçu par une start-up marseillaise. Un « cadeau » pour avoir souscrit à l'appel de fonds lancé sur un site de financement participatif, qui permettra à une start-up marseillaise de développer son ornithoptère, un drone en forme d'oiseau.

Cet oiseau mécanique, qui se pilote avec un smartphone concrétise le rêve d'Edwin Van Ruymbeke, un ingénieur en aéronautique: « J'y pensais depuis longtemps mais la technologie n'existait pas pour faire voler une machine qui batte des ailes ».

« La technologie est arrivée avec les téléphones portables. Avec la technologie lithium-ion, le poids des batteries a été divisé par 10 et les micro-moteurs coreless des vibreurs sont très légers », souligne l'ingénieur quinquagénaire.

Les rapaces se font berner

Après avoir mis en pièces plusieurs téléphones portables, il met au point un réducteur, sorte de boîte à vitesse de dimension horlogère qu'il fait breveter. Le dispositif permet de diminuer de 40 fois la vitesse du moteur pour pouvoir produire des battements d'ailes.

« J'ai regardé tous les reportages que je trouvais pour étudier le vol des oiseaux », s'amuse encore Edwin Van Ruymbeke détaillant son système de vol et de manoeuvre rapide grâce à la déformation des ailes. Tellement ressemblant que les rapaces eux-même s'y laissent prendre, pourchassant le petit drone comme une proie.

Bionic Bird est une merveille de technologie de 9,3 grammes pour 33 cm d'envergure, capable de voler à 20 km/h. Ses entrailles contiennent deux processeurs, un moteur, un réducteur, un refroidisseur et une batterie.

Cette nouvelle génération conçue par Xtim après deux modèles radiocommandés se pilote intuitivement avec un IPhone ou un Ipad mini (bientôt une version Androïd) avec une portée d'une centaine de mètres.

Mais, poète ou visionnaire, Edwin ne compte pas s'arrêter en si bon chemin. « Des drones, il va y en avoir partout, alors autant qu'ils ressemblent à des oiseaux », dit-il, en énumérant les qualités de sa machine « sans danger » du fait de son poids réduit, mais aussi furtive et silencieuse.

Financement participatif

Le 21 octobre, Edwin et sa poignée de collaborateurs de Xtim ont lancé une campagne de financement participatif sur la plateforme Indiegogo. « Nous en sommes actuellement à 108.000 dollars de participations. Nous avons donc vendu les 1.000 oiseaux promis pour les fêtes de Noël », dit Laurence Blestel, l'attachée de presse de la start-up.

Et, d'envisager l'avenir des drones-oiseaux: « Aujourd'hui, nous allons donc pouvoir passer à une étape nettement plus technologique consistant à développer le vol stationnaire de l'oiseau qui permettra ensuite de lui insérer une caméra ».

Le jouet deviendra alors un véritable outil, par exemple pour les pompiers, la surveillance d'usine ou les naturalistes.

Bionic Bird: Touch The Sky from Bionic Bird on Vimeo.