Marseille: Jean-Nöel Guérini lance son parti «La Force du 13»

POLITIQUE Jean-Noël Guérini, le sénateur des Bouches-du-Rhône, transforme son mouvement «La Force du 13» en parti politique. Il entend ainsi conserver son siège de président du conseil général...

Amandine Rancoule
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Le président du Conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, le 14 janvier 2014 à Marseille
Le président du Conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, le 14 janvier 2014 à Marseille — Anne-Christine Poujoulat AFP

Le président du conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, lance officiellement jeudi son parti politique «La Force du 13». Démissionnaire du parti socialiste, il avait immédiatement annoncé la transformation de son mouvement associatif en parti politique après sa victoire aux sénatoriales.

«La Force du 13, ne signera pas un accord politique»

Objectif: rester le patron du département, siège qu'il occupe depuis 1998. Sur les 29 conseillers généraux, 22 socialistes ou apparentés se sont déjà déclarés favorables pour une «large alliance de la majorité sortante, PS-Front de gauche-Force du 13 et PRG» pour les départementales de mars 2015.

Pourtant, Jean-Noël Guérini dit exclure tout accord politique avec les socialistes. Invité ce jeudi matin sur RTL, le président du conseil général l'affirme, «définitivement j'ai tourné la page du parti socialiste car en tant qu'entité du parti socialiste, la Force du 13, ne signera pas un accord politique».

Il précise avoir «fermé le livre du parti socialiste» et accuse les divisions du PS marseillais d'avoir fait, lors des municipales, le jeu du Front National, vainqueur dans le 7e secteur.

«Le mot clientélisme est plus accrocheur dans le midi»

Interrogé sur les procédures judiciaires dont il fait l'objet et les accusations de clientélisme, Jean-Noël Guérini maintient «n'avoir rien» à se «reprocher». «Le mot clientélisme est plus accrocheur dans le midi, pourtant, cette politique est indispensable pour accompagner le développement des communes. L'investissement créé la richesse donc l'emploi». Selon lui, le conseil général des Bouches-du-Rhône investit chaque année 500 millions d'euros, «depuis 16 ans».