PSG-OM: Que sont devenus les «minots» de 2006?

FOOTBALL Les jeunes de l'équipe réserve avaient joué au Parc des Princes en mars 2006...

Loic Becart

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Le Marseillais Mathieu Valbuena à la lutte avec Garry Bocaly, le 17 avril 2011 à Montpellier.
Le Marseillais Mathieu Valbuena à la lutte avec Garry Bocaly, le 17 avril 2011 à Montpellier. — P.Parrot / REUTERS

Ce PSG-OM 2005/2006 joué avec l'équipe réserve marseillaise est resté dans les mémoires plus par la polémique que par son spectacle. Le président de l’OM Pape Diouf cristallise les tensions autour des supporters devant se rendre à Marseille: il estime que le quota de places leur étant réservé n’est pas suffisant et que leur sécurité ne serait pas assurée.

Après des menaces de boycott, Pape Diouf décide finalement que l’Olympique de Marseille alignera son équipe réserve (alors en CFA) renforcée de quelques joueurs habitués du groupe pro (Carrasso, Delfim, Civelli, Gimenez). Au Parc des Princes, les «minots» tiennent le match nul 0-0. Le lendemain, sont accueillis en héros par les supporters en gare Saint-Charles.

 

Mais huit ans après, ces jeunes ont grandi et connu des destins bien différents. Certains noms n’ont été connus qu’une journée, d’autres sont toujours présents sur les terrains pros.

Bocaly, le mieux installé chez les pros

L’arrière droit Garry Bocaly est sans doute celui qui s’en est le mieux sorti. International espoirs et finaliste du Tournoi de Toulon en 2009, il est d’abord prêté, puis transféré définitivement à Montpellier. Avec le club de Louis Nicollin, il s’impose comme titulaire et participe à la montée du MHSC en Ligue 1 en 2009 puis au titre de champion de France 2012. Mais une déchirure à la cuisse la saison suivante l’empêche de retrouver sa place. Il joue depuis l’été 2014 à Arles-Avignon (L2).

Pradié, le plus studieux

La carrière du défenseur Alexis Pradié s’est quasiment arrêtée après ce PSG-OM 2006. «Quelques jours après ce match, je me suis gravement blessé au visage à l’entraînement. Bilan: trois mois d’absence, se souvenait-il en mars 2014 sur le site officiel de l’OM. Quand j’ai repris, l’été suivant, je me suis donné une pubalgie. Six mois encore sur le carreau! Du coup, j’ai fait le choix de partir. Mais je voulais profiter pour vivre autrement. J’ai donc opté pour les Etats-Unis.» Il est drafté en MLS avec le FC Dallas mais n’y jouera jamais, faisant le choix des études. Il vit désormais au Canada et travaille dans une agence de publicité.

Vincent Gastine, le plus exotique

Pour lui aussi, ce match n’a été qu’un bref coup de projecteur sur sa carrière. Dès la saison suivante, il ira en Grèce, évoluant dans plusieurs clubs de deuxième et troisième division. Sa carrière se termine en 2009.

Mohamed Dennoun, le plus local

Après être parti en L2 à Libourne en 2007, il écume ensuite les terrains de National à Amiens et Bayonne. Après une parenthèse algérienne, il retrouve cette division en 2014 avec Marseille Consolat, le club des quartiers Nord. Un retour aux sources.