Marseille: Najat Vallaud-Belkacem dénonce le manque de «volonté politique» de la mairie

RYTHMES SCOLAIRES La ministre de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, a dénoncé ce mardi l'absence de «volonté politique» de la ville de Marseille...

20 Minutes

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La ministre de l'Education nationale Najat Vallaud-Belkacem.
La ministre de l'Education nationale Najat Vallaud-Belkacem. — SIPA

La réforme de rythmes scolaires «est compliquée à mettre en place à Marseille, car, disons-le clairement, la volonté politique locale n'a pas forcément été au rendez-vous», a déclaré Najat Vallaud-Belkacem sur France Bleu Provence.

La rentrée a été en effet mouvementée à Marseille. Pendant plusieurs semaines, aucune activité périscolaire n'était organisée le vendredi après-midi, contraignant les parents à récupérer les enfants en milieu de journée.

Après avoir lancé une «expérimentation» dans une quarantaine d'écoles, sur 445, la mairie a finalement annoncé la mise en place d'activités périscolaires dans environ la moitié des écoles de la ville à partir du 7 novembre, et d'ici la fin de l'année pour les autres.

Calcul des aides

Pour se défendre, Jean-Claude Gaudin avait mis en avant le coût de la réforme, entre 22 et 25 millions d'euros, selon lui. La ministre de l'Education nationale a répondu ce mardi matin que «sur près de 7 millions d'euros» que la ville « devra recevoir cette année», elle en percevra «2,2 millions d'euros d'ici fin octobre » et « le reste au printemps, comme pour l'ensemble des villes».

«Et encore: cela ne correspond qu'au montant de 90 euros par enfant et par an s'appliquant à elle (...). Si elle jouait le jeu, elle pourrait même prétendre à près de 4 millions d’euros de plus » de la part de la CNAF (Allocations familiales), en agréant des centres de loisirs si elle en ouvrait, a-t-elle souligné.

«Quand la réforme est mal mise en œuvre par manque de volonté politique, ou par mauvaise organisation, elle est même susceptible de creuser les inégalités», a conclu sèchement Najat Vallaud-Belkacem.