Marseille: Le serpent du parc Puget était un cobra d'Afrique du Sud

FAITS DIVERS Le serpent du parc Puget, à Marseille, a été identifié: il s'agit d'un cobra d'Afrique du Sud. Le reptile n'a pas été retrouvé...

Mickael Penverne

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Marseille, le 21 octobre 2014, le parc Puget va rouvrir. Le cobra n'a pas été trouvé.
Marseille, le 21 octobre 2014, le parc Puget va rouvrir. Le cobra n'a pas été trouvé. — Mickaël Penverne / 20 Minutes

C’était bien un cobra! Le serpent qui a été repéré dans le parc Puget par plusieurs promeneurs en septembre n’était donc pas une couleuvre de Montpellier, et encore moins une chimère.

L’alerte avait été lancée en septembre par un promeneur qui avait pris en photo le reptile. Malgré les battues, l’animal était resté introuvable. Au point que certains avaient émis des doutes sur l’existence du serpent.

«Eh bien, ce n’était pas un canular», a lancé mardi Yves Moraine, le maire (UMP) du 4e secteur. Après avoir étudié la photo du reptile, les herpétologues du bureau d’études Ecomed sont formels. «La coiffe, que l’on voit sur la photo, est celle du type cobra», assure Julien Viglione, directeur général d’Ecomed.

« Potentiellement mortel »

L’animal, qui mesure entre 80 cm et un mètre, provient sans doute d’Afrique du Sud. Âgé de 3 à 4 ans, il est «potentiellement mortel». Pendant 10 jours, les herpétologues ont posé des pièges dans le parc Puget pour essayer de le capturer. Peine perdue.

«La probabilité qu’il soit encore vivant aujourd’hui est assez mince», indique Grégory Deso d’Ecomed. Il est sans doute mort sous les roues d’une voiture, ou plus probablement victime d’une des battues organisées par les marins-pompiers, voire d’un prédateur (les rats par exemple).

«On n’aura pas plus de certitude aujourd’hui, sauf à retrouver le cadavre», reprend Yves Moraine, qui a donc pris la décision de rouvrir le parc Puget vendredi. Trois gardiens seront présents pour rassurer les familles. Ils seront «armés» de gants, de crochets et d'un «effaroucheur», c'est-à-dire d'un bâton.

60 euros le jeune cobra

Reste à savoir comment un cobra a pu arriver à Marseille. Pour posséder un tel animal, il faut le déclarer à la Direction des services vétérinaires qui délivre un certificat de capacité animalier.

Selon les experts d'Ecomed, une dizaine de personnes seulement possèdent ce certificat à Marseille. Aucun d'entre eux n'a signalé de disparition. «Le serpent a sans doute été acheté illégalement, reprend Julien Viglione. Il y a des marchés européens, comme à Hamm en Allemagne, où l'on peut acheter facilement des jeunes cobras.» Leur prix: une soixantaine d'euros. «Ensuite, soit il s’est échappé de son terrarium, soit on l’a abandonné volontairement.»