Marseille: Un homme tué par balles aux Pennes-Mirabeau

FAIT DIVERS Selon les autorités, il est encore «trop tôt» pour parler d'un règlement de comptes...

20 Minutes avec AFP

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Quatre membres de la communauté des gens du voyage ont été interpellés jeudi dans un camp à Vernouillet (Yvelines) après que des policiers ont été pris à partie et visés par des tirs au fusil mercredi soir, a-t-on appris de source proche de l'enquête.
Quatre membres de la communauté des gens du voyage ont été interpellés jeudi dans un camp à Vernouillet (Yvelines) après que des policiers ont été pris à partie et visés par des tirs au fusil mercredi soir, a-t-on appris de source proche de l'enquête. — Thomas Samson AFP

Un homme âgé d'une trentaine d'années a été tué par balles jeudi soir aux Pennes-Mirabeau, à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Marseille. Cet homme «très défavorablement connu des services de police» a été tué d'une dizaine de balles alors qu'il occupait la place passager d'une voiture, devant une résidence de cette commune, selon des sources proches de l'enquête.

Les faits se sont produits vers 21h, alors que les deux occupants de la voiture s'apprêtaient à entrer dans une résidence de standing, isolée, au bord de la Nationale 8, dont ils étaient en train de composer le code d'entrée, a-t-on précisé de source judiciaire. Le crime a été commis avec une arme de poing, de calibre 9 mm.

Le conducteur «sous le choc»

Le conducteur de l'automobile, de marque Audi, n'a pas été touché par le tireur cagoulé qui aurait pris la fuite au volant d'une voiture, selon les premiers éléments de l'enquête. Le conducteur, «sous le choc», a été entendu.

La victime, condamnée à plusieurs reprises pour des délits sans lien avec des affaires de stupéfiants, habitait Bouc-Bel-Air, une commune proche des Pennes-Mirabeau. Cette dernière commune se situe à une vingtaine de kilomètres du centre de Marseille.

Le parquet d'Aix-en-Provence est chargé de l'affaire. La procureure Dominique Moyal s'est rendue sur place. L'enquête a été confiée à la police judiciaire de Marseille. «Il est encore trop tôt pour parler d'un éventuel règlement de comptes, il faut être prudent», a déclaré Dominique Moyal.

Déjà 15 règlements de compte cette année

«C'est peut-être un règlement de comptes, mais d'une autre nature que ceux auxquels on assiste à Marseille», a-t-on précisé de source proche du dossier, faisant valoir l'absence d'arme automatique et le fait que la victime n'était pas connue pour trafic de stupéfiants mais plutôt pour des faits de type vol, violence et cambriolage.

Si l'hypothèse du règlement de comptes devait toutefois être confirmée, il s'agirait du 16e à Marseille et sa région proche depuis le début de l'année. Le dernier crime de ce type a eu lieu le 1er août, devant l'entrée de la cité sensible d'Air-Bel, dans le 11e arrondissement de Marseille, lorsqu'un homme de 32 ans connu pour trafic de stupéfiants avait été abattu dans son véhicule au pistolet-mitrailleur.