Marseille: Les auteurs du Prix Goncourt des lycéens passent au grill

LITTERATURE Près de 300 élèves ont posé leurs questions à des écrivains sélectionnés pour le Prix Fnac Goncourt des lycéens. Il sera décerné le 18 novembre...

Amandine Rancoule

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Marseille le 16 OCTOBRE 2014 rencontre entre des écrivains sélectionnés pour le Goncourt des lycées et des élèves de la région PACA.
Marseille le 16 OCTOBRE 2014 rencontre entre des écrivains sélectionnés pour le Goncourt des lycées et des élèves de la région PACA. — Amandine Rancoule / 20 Minutes

Une fois n'est pas coutume, ils font eux-mêmes passer l’oral. Environ 300 élèves de la région ont rencontré jeudi des auteurs sélectionnés pour le Prix Goncourt des Lycées. Les adolescents doivent choisir leur livre préféré parmi une sélection de quinze ouvrages. «Interroger les auteurs, c’est voir les coulisses de l’écriture et de la construction du roman», estime Léa, en 1re littéraire, manifestement enchanter par le jeu.

«Pourquoi êtes-vous écrivain»

Et les questions ne manquent pas. «Vous pensez être bon écrivain?», lance au micro un jeune Niçois aux auteurs Grégoire Delacourt, Clara Dupont Monod et Joy Sorman. «Vous pensez être bon élève ?», embraye l’animateur. La réponse fuse, les rires aussi. De légers sifflets s’élèvent. Mais les écrivains, assis derrière une table face au «jury», se prêtent aisément à l'exercice.

«Pourquoi êtes-vous écrivain?», demande d’ailleurs un autre lycéen. «C’est une très belle question», commence Grégoire Delacourt. «Fayot», intervient bruyamment Clara Dupont Monod, assise à ses côtés. Imperturbable, l'auteur poursuit. «Simplement pour agrandir ma vie». Dans la salle, les applaudissements sont spontanés.

«De toute façon, on ne va pas les juger sur leurs réponses d’aujourd’hui, même si ça peut nous influencer», sourit Ingrid, clope roulée dans une main, bonbons dans l’autre. Deux ou trois paquets de chips tournent assez discrètement entre les rangées de sièges bleus. On se croirait presque au cinéma. Sur un écran géant, d’autres classes, spectatrices jusqu'à présent, apparaissent. Branché en visio conférence, un élève de Narbonne pose une question sur la définition du bonheur. Son accent prononcé fait rire l'assemblée. «Voilà, j'ai quatre heures», sourit Grégoire Delacourt. Voilà, c'est un peu ça.