Marseille: Le fini parti est terminé

URBANISME La communauté urbaine (MPM) réorganise le travail des agents de la propreté...

Amandine Rancoule

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Le fini-parti permet aux éboueurs de débaucher une fois leur travail accompli.
Le fini-parti permet aux éboueurs de débaucher une fois leur travail accompli. — P. Magnien / 20 Minutes

C’est le début de la fin. Depuis lundi soir, les 500 éboueurs marseillais sont contraints par des horaires de travail et des exigences d’efficacité. Désormais leur travail sera vérifié.

Le fini-parti, système hérité de Defferre permettant aux agents de partir une fois leur tournée achevée, sans considération horaire, est enterré. En 2008, la chambre régionale des comptes estimait à 3h 30 la présence quotidienne des agents. Désormais ils devront travailler 7h 30.

«Pression populaire importante»

«La saleté est un problème endémique dont souffre la ville, estime Guy Tessier (UMP), le président de la communauté urbaine (MPM). C’est difficile de changer les habitudes des agents mais il y a une pression populaire importante. Il faut travailler plus pour travailler mieux, mais tout ne peut pas reposer sur les agents».

Les Marseillais aussi sont invités à faire preuve de civisme. «Les citoyens déversent ici et là des saletés à des horaires inattendus», estime Alain Gargani, le président départemental de la CGPME. «La propreté d’une ville, c’est ce que l’on voit en premier et il n’y a pas de fatalité, ensemble on peut réussir», pense Jean-Luc Chauvin, le président des patrons du département. Pas le choix, les commerçants aussi doivent suivre.

En début d’année prochaine, les commerces qui trient leurs déchets se verront attribuer un label, «pour que les clients voient qu’ils sont éco-responsables», note Monique Cordier (UMP), conseillère communautaire en charge de la propreté.

L’espace public sera aussi réaménagé pour éviter le parcours du combattant jusqu’aux poubelles à verres, cartons et papiers.