Marseille: Stéphane Ravier entre au Sénat

POLITIQUE Déjà maire de secteur, l'élu FN pousse les portes du palais du Luxembourg...

Amandine Rancoule

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Stéphane Ravier, tête de liste aux sénatoriales pour le Front national.
Stéphane Ravier, tête de liste aux sénatoriales pour le Front national. — P.MAGNIEN / 20 MINUTES

Il était quasiment inconnu il y a un an. Depuis, il enchaîne les premières fois. Le frontiste Stéphane Ravier connaît une ascension fulgurante.

Conseiller municipal puis conseiller régional, secrétaire départemental du FN, maire du 7e secteur, il remporte dimanche un siège au Palais du Luxembourg et devient ainsi le premier élu Front national à faire son entrée au Sénat.

«C'est une victoire historique»

Dans son indémodable costume bleu marine, pin’s aux couleurs de Marseille près du cœur, Stéphane Ravier n’est pas peu fier. «Après avoir convaincu le peuple, nous avons convaincu ses représentants, c'est une victoire historique», estime-t-il, saluant également la victoire de David Rachline dans le Var.

Dans les Bouches-du-Rhône, où le FN a atteint 32% des voix aux élections européennes, le cadre commercial d’Orange, toujours rasé de près, a ratissé les campagnes, convaincant les maires des communes sur le thème «Non à la métropole». «On sent un vrai soutien dans leur poignée de main, leur regard, leur sourire», assurait-il alors.

Première grande prise du FN en mars

Déjà en mars dernier, une campagne de terrain méthodique auprès des 150.000 habitants du 13/14e lui a valu de remporter la mairie du 7e secteur, la première grande prise du Front national dans la deuxième ville de France. Et déjà «une victoire historique». Depuis, il incarne à 45 ans, la figure de proue du Front national.

Et si la députée Sylvie Andrieux, empêtrée dans des affaires judicaires est déclarée définitivement inéligible, le maire du 7e secteur pourrait se présenter à la législative partielle. «Député? Je ne me place pas dans cette bataille. La bataille historique, c'est les sénatoriales», élude-t-il aujourd’hui d'un geste de main. Mais Stéphane Ravier sait se reprendre: «Si le parti le demande…»