Marseille: Condamnée en appel, la députée Sylvie Andrieux se dit «caricaturée»

POLITIQUE Jugée coupable de détournement de fonds publics à visée clientéliste, l'ancienne parlementaire PS a donné un entretien au JDD...

20 Minutes avec AFP

— 

Sylvie Andrieux et son avocat Grégoire Ladouari dans le palais de justice d'Aix-en-Provence le 2 juin 2014
Sylvie Andrieux et son avocat Grégoire Ladouari dans le palais de justice d'Aix-en-Provence le 2 juin 2014 — Boris Horvat AFP

La députée Sylvie Andrieux, qui a vu sa peine alourdie en appel cette semaine, se dit «caricaturée » en «baronne du clientélisme» dans un entretien au JDD et estime être un «bouc émissaire désigné par Michel Vauzelle».

«Le bouc-emissaire»

«Je suis le bouc émissaire désigné par Michel Vauzelle, président de la Région PACA. En tant que vice-présidente en charge de la politique de ville de 1998 à 2008, je n'ai fait qu'appliquer une politique volontariste du président du Conseil régional», avance l'élue.

La députée a vu sa peine alourdie par la Cour d'appel d'Aix-en-Provence. Elle a été condamnée à quatre ans de prison, dont trois avec sursis dans un dossier de détournement de fonds publics à visée clientéliste.

La peine, qui pourra s'effectuer sous bracelet électronique, a précisé la cour, a été assortie d'une amende de 100 000 euros et de 5 ans d'inéligibilité. Elle a formé un pourvoi en cassation.

«On a préféré me caricaturer»

«Je suis une des rares élues marseillaises avec Samia Ghali qui rentrent dans les cages d'escalier des quartiers nord la tête droite. On a préféré me caricaturer, faire de moi la baronne du "defferrisme", une reine du clientélisme en mini...», dit-elle.

La députée qui a été exclue du PS en 2013 a précisé qu'elle ne quitterait pas son siège à l'Assemblée.

«Si quelqu'un du PS m'a appelée dernièrement ce n'était pas pour me demander de quitter l'hémicycle mais pour s'assurer que je voterai bien la confiance à Manuel Valls...», a-t-elle confié.

Avant la décision de la cour d'Appel, dans une interview à La Provence, elle avait affirmé qu'elle «ne lâcherai(t) jamais rien» et «serai(t) au travail à l'Assemblée nationale» quoi qu'il arrive.