Un nouveau séisme électoral en vue à Marseille

POLITIQUE Le Front national pourrait obtenir un siège aux sénatoriales aux dépens du Parti socialiste...

Mickael Penverne
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Marseille le 15 mai 2012 - Le front national présente les personnes qui se présentent sous leurs couleurs pour les législatives . Stéphane RAVIER et Laurent COLAS
Marseille le 15 mai 2012 - Le front national présente les personnes qui se présentent sous leurs couleurs pour les législatives . Stéphane RAVIER et Laurent COLAS — P.MAGNIEN / 20 MINUTES

Les Grands électeurs (maires, conseillers municipaux, etc.) sont appelés à élire dimanche les 8 sénateurs du département. Huit listes se disputent leurs suffrages.

Après sa victoire aux municipales (notamment à Marseille et à Aix), l’UMP devrait arriver largement en tête. La formation pense décrocher 4 voire 5 sièges. Le trio qui mène la liste - Jean-Claude Gaudin, Sophie Joissains et Bruno Gilles - rassure autant les partisans de la métropole que ses opposants.

Une candidature plombée


«Un résultat honorable». C’est ce qu’espèrent réaliser Jean-Noël Guérini et sa liste de maires et d’élus hostiles, comme lui, à la métropole. Le président du conseil général n’a pas voulu être plus précis mais certains lui prédisent deux sièges au palais du Luxembourg.

Si ce scénario se confirmait, il ne resterait qu’un fauteuil à pourvoir. Samia Ghali, sénatrice socialiste sortante, a-t-elle une chance de rempiler? Beaucoup en doute, à commencer par le Premier secrétaire fédéral, Jean-David Ciot qui craint un «zéro pointé» aux sénatoriales.

En effet, la maire du 8e secteur est concurrencée par le Front de gauche et Europe Ecologie/Les Verts qui mènent leurs propres listes, et surtout par Jean-Noël Guérini. Sa candidature est également plombée par les divisions internes. «Franchement, au sein de la fédération du Parti socialiste, qui a intérêt à ce qu’elle soit encore sénatrice?», s’interroge un élu marseillais.

Si Samia Ghali échoue, le dernier siège pourrait revenir au Front national. Grâce aux percées du FN opérées aux municipales (Marseille, Istres, Martigues, Tarascon…), la liste menée par Stéphane Ravier dispose d’un matelas de plus de 300 voix. Il en faut environ 400 pour obtenir un élu. «Ca va être serré. Chaque voix compte. Mais ça devrait pouvoir se faire, sourit le maire du 7e secteur. J’ai fait le tour du département et je peux vous le dire : je suis assez confiant».

Les sièges de sénateurs sont occupés actuellement par trois UMP (Jean-Claude Gaudin, Sophie Joissains, Bruno Gilles), trois PS (Samia Ghali, Roland Povinelli, Serge Andreoni), un PCF (Isabelle Pasquet) et par Jean-Noël Guérini.