Comment Bielsa a fait de l'OM une équipe ultra-offensive avec les mêmes joueurs ?

FOOTBALL Avant de recevoir Rennes samedi au Vélodrome, l'OM possède l'attaque la plus prolifique du championnat. Et Bielsa n'y est pas pour rien...

Camille Belsoeur

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Les Marseillais à l'échauffement avant un match face à Evian, le dimanche 14 septembre 2014.
Les Marseillais à l'échauffement avant un match face à Evian, le dimanche 14 septembre 2014. — JEAN-PIERRE CLATOT / AFP

Avec 11 pions plantés en cinq matchs, l'OM affiche la meilleure attaque du classement avant de recevoir Rennes, samedi sur la pelouse du Vélodrome (17h). Surtout, la machine olympienne semble lancée depuis fin août et une victoire avec la manière face à Nice (4-0), puis une confirmation sur la pelouse d'Evian dimanche dernier (1-3). 

Mais quand on lui pose la question Marcelo Bielsa repousse de la main toute louange«Il reste beaucoup de choses à améliorer. Le jeu d'attaque est encore très perfectible. Cette comparaison (meilleure attaque pour l'OM) n’est pas valide car nous n’avons joué que cinq matchs et tout le monde n’a pas joué les mêmes adversaires.»

L'apport des défenseurs

Pourtant c'est par son système de jeu et sa volonté de voir ses défenseurs construire le jeu, que «El Loco» a réussi à faire de l'OM une - petite -machine à marquer en ce début de saison. «On participe au jeu et on est plus concernés (nous les défenseurs) que l'an dernier, explique Nicolas Nkoulou. Dans le jeu, les attaques commencent par l’arrière avec Mandanda qui relance souvent à la main. Donc on a aussi notre rôle à jouer», poursuit le Camerounais. 

Marcelo Bielsa met lui en avant l'apport de Giannelli Imbula, l'ex-guingampais très bon depuis l'entame de la saison, au milieu de terrain. «Imbula a des qualités de création offensives et ces qualités ne seraient pas mis plus en avant s’il jouait plus en arrière. Il peut faire tout ce que doit faire un numéro six, mais il a en plus des qualités qui ne seraient pas mises en valeur s’il jouait seulement comme un «six». L'an passé, Elie Baup puis José Anigo l'avaient relégué sur le banc. Trop peu sûr défensivement selon eux. 

Le repositionnement de Payet

L'autre réussite de Bielsa est d'avoir repositionné Payet derrière les attaquants. «Il doit être déséquilibrant offensivement», dit de lui le technicien argentin. Pour Marc Libbra, ex-attaquant du club, «ce Payet là n'a plus rien à voir avec celui de la saison dernière. Il peut s'exprimer comme il veut avec un Gignac qui marche fort devant lui.»

Mais évidemment, cet OM est encore perfectible et fragile. Face à Nice au Vélodrome, une attaque plus pernicieuse que celle des Aiglons aurait profité plus d'une fois des boulevards laissés par la défense marseillaise. D'ailleurs, pour tirer un premier bilan, Marcelo Bielsa attend de se mesurer à des adversaires «plus forts».