La ville dans les starting-blocks

Mickaël Penverne

— 

Gian Francesco Lupattelli (à g.), président de l'ACES, et Jean-Claude Gaudin.
Gian Francesco Lupattelli (à g.), président de l'ACES, et Jean-Claude Gaudin. — M. Penverne / 20 Minutes

Jean-Claude Gaudin a remis officiellement lundi le dossier de candidature au titre de capitale européenne du sport en 2017 à Gian Francesco Lupattelli, président de l'Association des capitales européennes du sport (ACES). Cette structure devra départager Marseille et Sofia (Bulgarie) et dévoilera son choix le 19 novembre.

Des équipements vétustes


Pour Marseille, l'enjeu est triple : améliorer son attractivité économique, renforcer la cohésion sociale, notamment dans les quartiers populaires, et rénover ses infrastructures sportives. Car, sur le millier d'équipements que compte la ville, plusieurs d'entre eux se trouvent dans un état vétuste, voire d'abandon. «Environ 5 % des équipements sont dans un état difficile », reconnaît Richard Miron. L'adjoint aux sports affirme que «10 à 15 millions d'euros » sont investis chaque année dans les infrastructures. En revanche, les investissements pour préparer l'année capitale européenne du sport n'ont pas été encore chiffrés. «Est-ce que nous pourrons consacrer autant d'argent [que pour la capitale européenne de la culture] ?, s'est interrogé lundi Jean-Claude Gaudin. Il faudra sans doute faire attention. Mais nous sommes prêts à faire des efforts.» Malgré ces promesses, Lionel Maltese, enseignant spécialisée dans le marketing sportif demeure dubitatif : «On a fait de gros investissements sur une ou deux grosses infrastructures comme le Stade Vélodrome, mais ce sont surtout les infrastructures de proximité qui manquent. » Et d'ajouter : « Ce qui fonctionne bien à Marseille, c'est le futsal. Tout simplement parce que les gens ne trouvent pas de stades pour se retrouver et jouer ensemble. Mais à 7, 5 € par personne, cela ne concerne pas tout le monde.»

■ Les Marseillais sont dans la course

Selon la municipalité, 220 000 personnes pratiqueraient régulièrement une activité sportive à Marseille. La ville, qui compte environ 1 500 clubs, gère un millier d'équipements sportifs. Si la cité phocéenne est désignée capitale européenne du sport 2017, elle succèdera à Cardiff (Pays de Galles), qui détient le titre cette année, et à Turin (Italie), élue pour 2015. Pour 2016, l'ACES doit faire son choix entre Palerme (Italie) et Prague (Tchéquie).