Jean David Ciot, premier secrétaire de la fédération du parti socialiste des Bouches-du-Rhône, le 3 mars 2011.
Jean David Ciot, premier secrétaire de la fédération du parti socialiste des Bouches-du-Rhône, le 3 mars 2011. — P.MAGNIEN / 20 MINUTES

POLITIQUE

Marseille: Forte chute des adhérents au Parti socialiste

Après la dissolution de la section du PS marseillais...

La dissolution de la section PS de Marseille à la suite des élections municipales a provoqué une forte chute des adhésions qui atteignent «un étiage très bas», mais a permis de reconstituer depuis un socle de «militants engagés», a indiqué samedi Jean-David Ciot, premier secrétaire fédéral.

«Marseille atteint un étiage très bas, ce qui s'explique par la défaite aux municipales qui a démobilisé les gens et la dissolution de la section au lendemain de ces élections», a expliqué à la presse Jean-David Ciot en marge des «Assises militantes» de la Fédération socialiste des Bouches-du-Rhône.

Socle de militants engagés

La section n'a été rouverte qu'en juillet, a-t-il précisé, ajoutant que «les militants ont été bousculés localement et nationalement, et les tiraillement internes ont sans doute joué».

Sur l'ensemble du département des Bouches-du-Rhône, «environ un millier» de cartes ont été reprises à fin septembre, dont quelque 200 à Marseille, «qui représente d'habitude de l'ordre de 45% des adhérents», a toutefois nuancé le responsable.

«Je pense qu'à fin décembre, la déperdition du nombre de militants sera de l'ordre de 20 à 30% sur l'ensemble du département. Je crois cependant que nous avons supprimé les baronnies, et que nous pourrons compter sur un socle de militants engagés», a poursuivi Jean-David Ciot.

«A Marseille, il n'y a plus d'adhérents fantômes, les chiffres ne seront ni contestés, ni contestables, les fichiers d'adhérents ont été clarifiés. Il y a une vraie action de rénovation, c'est une étape importante, indispensable», s'est félicité de son côté Alain Fontanel, secrétaire national aux fédérations et sections.

Rivalités internes

Les sections PS de Marseille et Aix-en-Provence avaient été dissoutes après la levée de la tutelle exercée par les instances nationales du parti, les militants étant engagés à ré-adhérer.

La tutelle avait été décidée en mars 2013 en vue des municipales, le PS estimant que cette fédération était déchirée depuis plusieurs mois par des «divisions» et des «dysfonctionnements». Elle était de fait minée par les affaires, affectant notamment le patron du conseil général Jean-Noël Guérini (qui a depuis démissionné du PS) et les rivalités internes. Des primaires dévastatrices avaient divisé un peu plus le camp socialiste, dont le chef de file Patrick Mennucci avait été très largement battu par le maire sortant UMP Jean-Claude Gaudin.

«Aujourd'hui, bon an mal an, tout le monde revient autour de la table, non pour partager rancoeur et questions d'ego, mais un avenir politique sur ce territoire», a encore assuré Jean-David Ciot.

Le mauvais souvenir de la campagne des municipales a cependant de nouveau surgi avec le rejet possible des comptes de campagne des huit têtes de listes de la gauche, préconisé par le rapporteur de la commission nationale des comptes de campagne, pour cause de dépôt hors délai.