Les Don Quichotte aixois désarçonnés

JUSTICE La cour d'appel a ordonné hier aux sans-logis aixois de quitter le parvis de l'office de tourisme, qu'ils occupent depuis le 22 décembre

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C'est une première juridique depuis le début du mouvement des Don Quichotte : la cour d'appel a ordonné hier aux sans-logis aixois de quitter le parvis de l'office de tourisme, qu'ils occupent depuis le 22 décembre. Sur place, cinq des quinze tentes du début ont disparu. Le groupe a perdu de sa cohésion. « Beaucoup ont envie de replanter le camp un peu plus loin », note Valérie, présente depuis le premier jour. D'autres veulent rester, comme Looping ou David. Associatifs ou simples citoyens passent soutenir les campeurs. Certains protestent « car la mairie a refusé tout dialogue ». L'air serein, une poignée de Don Quichotte garde espoir et attend. « Il faut encore que le préfet accepte l'expulsion », indique Tibo, leur porte-parole. « Il ne faut pas se disperser », ajoute Fabrice. Ce dernier espère encore réaliser leur « petite utopie », un projet pour aider les SDF à se resocialiser, en proposant des solutions individualisées. Avec l'appui d'un collectif d'associations, ils peaufinent leur projet. « Il nous faut un terrain dallé, un bungalow pour le bureau, un chenil et des branchements d'eau et électricité », détaille Fabrice. Reste à obtenir une parcelle...

Marguerite Lingua