A Marseille, «Plus belle la vie» a «un impact affectif énorme»

TELEVISION La série diffusée sur France 3 fête ses dix ans sur le petit écran…

Amandine Rancoule

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Marseille 09 SEPTEMBRE 2014 L'acteur Michel Cordes joue  Roland, le patron du bistrot Le Mistral.
Marseille 09 SEPTEMBRE 2014 L'acteur Michel Cordes joue Roland, le patron du bistrot Le Mistral. — Amandine Rancoule / 20 Minutes

L’acteur Michel Cordes incarne Roland Marci, l’emblématique patron du bar Le Mistral.

Comment expliquez-vous le succès de la série?

Elle parle aux gens de leur vie. Ils s’y retrouvent, il y a un impact affectif énorme. Les personnages font partie de la famille, ils font partie du quartier. Ce n’est pas pour rien que c’est basé sur un quartier, le Mistral.

Comment va évoluer votre personnage?

Je ne sais pas comment il va évoluer. Les scénaristes vont sans arrêt plonger les personnages dans des intrigues. Mais je vois ce que Roland est. Déjà, il a cette fonction de patron de bistrot, ce qui n’est pas rien en France, c’est quand même une institution. Ensuite, c’est le personnage le plus ancien du quartier, malheureusement c’est le plus vieux… Ils n’ont pas programmé ma mort. Moi je sais qu’elle interviendra un jour forcément. Déjà dans le feuilleton, ensuite irrévocablement dans la vie…

Comment se déroule le tournage?

Les textes sont donnés trois semaines avant aux comédiens. En moyenne, pour un film long métrage, une journée de travail équivaut à deux minutes de film en moyenne. Un film à la télé c’est quatre à cinq minutes. Pour nous, c’est 20 minutes, c’est-à-dire que l’on travaille quatre fois plus vite. C’est d’ailleurs pour ça que l’on travaille toujours avec trois caméras. Mais c’est le propre du feuilleton: c’est incontournable puisqu’il faut une demi-heure de nouveaux scénarios tous les soirs.

Que pensez-vous de Marseille?

Je suis installé ici depuis un an. Avant j’avais un pied à terre, mais je vivais à Nîmes. Je passais quelques jours par semaine ici mais c’est vrai que ma vie étant à Nîmes, j’arrivais au dernier moment, je tournais, je repartais. Je ne vivais pas réellement à Marseille. Pour moi, c’est une ville captivante et dure en même temps. Mais magnifique. Je suis en train de la découvrir, je n’ai pas encore pu vivre avec la ville.