«Niang, c'est un pari que je fais»

Propos recueillis par Camille Belsoeur

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Mamadou Niang à l'entraînement avec Arles-Avignon.
Mamadou Niang à l'entraînement avec Arles-Avignon. — AC Arles-Avignon - ISEN Jordan

En toute fin du mercato d'été, Arles-Avignon a réussi une belle opération en recrutant Mamadou Niang, l'ex-buteur de l'OM, qui effectue son grand retour en France après quatre ans à l'étranger. Marcel Salerno, le président de l'ACA, raconte ce joli coup.

Comment avez-vous réussi à attirer Mamadou Niang à Avignon ?

Je suis très ami avec son agent et j'ai réussi à le convaincre. Mais Mamadou m'a fait une demande avant de nous rejoindre : il a supervisé mon équipe et mes jeunes à travers des vidéos. Ce qu'il a vu lui a plu et il a signé chez nous.

Quel rôle va-t-il tenir dans l'équipe à bientôt 35 ans ?

Il va remplacer Gaël Givet qui nous a quittés pour Evian. On avait promis à Gaël qu'en cas d'opportunité en Ligue 1, on le laisserait partir. Donc Mamadou Niang, c'est un pari personnel que je fais.

Vous recevez l'OM au Parc des sports d'Avignon vendredi pour un match amical. C'est votre deuxième gros coup de l'été ?

Cela nous fait vraiment plaisir que l'OM vienne à Avignon. Vous le savez, dans le département du Vaucluse, l'OM est dans le cœur des gens. On devait d'abord affronter Marseille en amical en juin, mais pour une raison de calendrier, ça ne s'était pas fait. Les dirigeants marseillais nous avaient alors promis de rejouer ce match à une autre date, et ils ont se sont souvenus de leur promesse. Je les en remercie. En accueillant l'OM pour un match amical, on va remplir le stade bien plus que pour une affiche de Ligue 2 (sourire). On attend entre 5 000 et 6 000 personnes vendredi. Pour le club, pour Niang, pour les gens, c'est génial.

■ Un début de saison «pas folklorique»

Au début de saison, Marcel Salerno, le président de l'ACA, a fixé à ses troupes une place dans le top 8 de Ligue 2 comme objectif. Mais en ce début de saison, les Avignonnais avancent au ralenti : après cinq journées, Bruno Irles, l'entraîneur, et ses joueurs pointent à la 16e place du classement après cinq journées. «Ce n'est pas un début de saison folklorique, mais on a quand même gagné deux matchs en coupes», note Marcel Salerno.