Rythmes scolaires et temps de travail

Mickaël Penverne

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L'accueil et la prise en charge des élèves sera assuré vendredi par la FCPE.
L'accueil et la prise en charge des élèves sera assuré vendredi par la FCPE. — P. Magnien / 20 Minutes

Le débat sur les rythmes scolaires commence à déborder de la cour d'école. Après la rentrée chahutée de Jean-Claude Gaudin à l'école Amédée-Autran (7e) et la montée en puissance du mouvement de grogne des parents d'élèves, c'est au tour du patronat de s'inquiéter des répercussions de cette réforme. Ou plutôt de sa non-application.

Partir plus tôt ?


Car si les parents doivent s'occuper de leurs enfants dès le vendredi midi, «cela risque de perturber l'organisation des entreprises», comme l'a fait remarquer mercredi Pierre Grand-Dufay, vice-président de l'UPE 13, l'organisation patronale des Bouches-du-Rhône. Force Ouvrière, qui s'oppose catégoriquement à la réforme, a d'ailleurs anticipé en demandant mercredi aux employeurs, publics et privés, de «faire preuve de souplesse et de compréhension afin de permettre à leurs salariés de faire face à la mise en place de ces nouveaux horaires». En clair, de les laisser partir un peu plus tôt. Réponse immédiate de Jean-Luc Chauvin, président de l'UPE 13 : «Il n'est pas possible que les entreprises s'arrêtent le vendredi midi ! On verra comment ça se passe cette semaine. Mais si ça ne marche pas, il va falloir arrêter les postures et se mettre autour de la table.»