Sortie de crise en vue chez Diebold

SOCIAL Pendant quarante-huit jours, une vingtaine de salariés ont occupé l'usine pour réclamer des garanties sur le reclassement des 130 employés

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Depuis lundi dernier, l'usine Diebold de Cassis n'est plus occupée. Pendant quarante-huit jours, une vingtaine de salariés étaient restés sur place pour protester contre l'absence de garanties concernant le reclassement des 130 employés de l'usine. L'entreprise, qui fabrique des automates bancaires, a en effet l'intention de délocaliser sa production en Hongrie. « L'accord de fin de conflit validé lundi soir prévoit cinquante emplois en CDI en 2007 et soixante-cinq en 2008. C'est une première étape, il nous faut encore vérifier que les promesses seront tenues », précise Frédéric Clarion, délégué CGT.« A cause de ce blocage, nous avons finalement installé l'antenne emploi à La Ciotat et non sur le site, comme cela était d'abord prévu, explique Thierry Serradura, directeur général de l'usine cassidaine. Chaque salarié va pouvoir y faire le point sur son projet professionnel. Le groupe s'est engagé à accompagner chacun d'entre eux jusqu'à ce qu'ils obtiennent un contrat de travail pérenne. » L'entreprise des moteurs Baudoin, installée à Marseille, devrait s'installer en octobre prochain sur une partie du site de Diebold et reprendre trente-cinq employés d'ici à la fin 2008. « Nous tenons à ce que la vocation industrielle du lieu soit conservée. Dans le cadre d'un pôle de compétitivité qui devrait voir le jour en 2012, on parle de centaines de créations d'emplois », ajoute Frédéric Clarion. Reste à attirer d'autres entreprises pour occuper les 2 200 m2 de bureaux et les deux hectares à bâtir encore libres.

Sarah Marengo