La taxe sur les ordures ménagères s'élève à 149 € par habitants à Marseille, contre 144 € à Paris.
La taxe sur les ordures ménagères s'élève à 149 € par habitants à Marseille, contre 144 € à Paris. — P. Magnien/20 Minutes

DECHETS

Marseille: Un nouveau plan de propreté

La communauté urbaine de Marseille (MPM) a voté la fin du «fini-parti» ce vendredi...

Le nouveau contrat de propreté a été voté ce vendredi à la communauté urbaine de Marseille (MPM). Il prévoit de mettre un terme au fini-parti, un système permettant aux agents de terminer leur service une fois qu’ils jugent leur travail accompli.

En avril, la justice administrative avait annulé cette partie du règlement intérieur de MPM, qui «aurait dû être soumise au vote des conseillers communautaires», car elle «modifie le temps de travail». MPM avait alors six mois pour modifier son règlement.

Mis en place en septembre

En 2007, un rapport de la chambre régionale des comptes avait quantifié à 3h30 le temps de travail effectif des agents. Désormais, le contrat prévoit une journée type de 7h30 pour les agents de la propreté, avec 5h30 de temps de collecte minimum.

Le nouveau plan doit être mis en place dans trois secteurs de la ville début septembre et étendu «avant la fin de l’année à l’ensemble de la communauté urbaine», souligne Guy Tessier (UMP), le président de MPM.

«Des mesures contre l’incivisme»

«La propreté est l’affaire de tous et qu’il s’agit aussi de demander des efforts considérables à tous les acteurs de ce dossier: population, commerçants, CIQ», estime le syndicat majoritaire Force Ouvrière (FO) dans un communiqué.

«A Marseille, il n’est pas très difficile de faire la Ville propre mais il est très compliqué qu’elle le reste, pense Patrick Rué, le secrétaire général de FO. Désormais le fini-parti ne pourra plus être l’alibi qui cache l’incivisme chronique d’une partie de la population». FO attend de MPM «des mesures énergiques et coercitives contre l’incivisme chronique».

Début juillet, le syndicat des agents territoriaux FO avait appelé à une grève de 24h pour protester contre le nouveau contrat de propreté, qui prévoyait initialement une application stricte de la journée type.