Marseille: Un premier cas de méningite virale dû au virus Toscana détecté

SANTE Il est transmis par des moucherons piqueurs vivant dans le sud de la France...  

Amandine Rancoule
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Marseille le 26 mai 2011 - L'h™pital de la Timone avec le service des urgences sur la gauche
Marseille le 26 mai 2011 - L'h™pital de la Timone avec le service des urgences sur la gauche — P.MAGNIEN / 20 MINUTES

En Paca, une personne sur vingt sera infectée par le virus Toscana. Transmis par un phlébotome, un moucheron piqueur présent dans le pourtour méditerranéen, le virus provoque des méningites virales. Au total, 250 millions de personnes sont potentiellement exposées. Il représente même la troisième cause de méningite virale dans le sud de la France.

La semaine dernière, un premier cas a été détecté sur une patiente admise à la Timone (10e) pour une méningite. Elle devrait sortir dans les prochains jours. Chaque année, une quinzaine de cas est diagnostiquée dans la région. Très peu connu car peu de laboratoires travaillent dessus, le virus Toscana, a été découvert en Italie dans les années 1970.

«C’est l’arbovirus le plus prévalent en Europe, souligne le professeur Rémi Charrel du laboratoire de microbiologie de la Timone et de l’Université Aix-Marseille. Il est dix à cent fois plus fréquent que le virus West Nile, également transmis par des moustiques. Il n’y a aucun traitement et aucun vaccin.»

Utiliser des moustiquaires

Pour se protéger, il est conseillé d’utiliser, de la tombée de la nuit au petit matin, des moustiquaires imprégnées de répulsif. D’autant que le phlébotome, qui préfère les milieux semi-urbains et transmet également de la leishmaniose canine et humaine, est totalement silencieux et trois fois plus petit que le moustique tigre.

«Il est peu connu comparé au moustique tigre, vecteur potentiel de la dengue et du chikungunya. La différence est qu’il est endémique du sud de la France», indique Rémi Charrel.