«En plongée sous-marine, la fatigue ne pardonne pas»

Amandine Rancoule

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Plonger en club est plus prudent.
Plonger en club est plus prudent. — P.Magnien / 20 Minutes

Depuis le début de l'année, huit personnes ont déjà trouvé la mort lors de plongées en Méditerranée. Et la saison estivale ne fait que commencer. L'année dernière, la préfecture maritime a recensé sept décès et huit en 2012.

Il ne faut pas se surestimer


«Si l'on regarde le nombre de décès en montagne, c'est dérisoire, mais ces décès-là sont le fruit d'une succession d'erreurs minimes qui peuvent être facilement évitées», estime Mathieu Coulange, chef de service médecine hyperbare et subaquatique à l'hôpital Sainte-Marguerite (9e). Selon lui, il ne faut pas oublier «les fondamentaux», comme la gestion de l'air dans la bouteille ou du lestage. «Les accidents touchent principalement les plongeurs expérimentés de plus de 50 ans qui plongent à plus de 40 m, souligne le capitaine de corvette Yann Bizien à la préfecture maritime de la Méditerranée. A 50 ans, beaucoup ne s'estiment pas assez concernés par le risque d'accident en se disant qu'ils ont déjà fait plusieurs plongées.» Avoir une bonne forme physique et ne pas se surestimer sont aussi des éléments importants. «La fatigue et la contrariété sont impardonnables», estime Yann Bizien. De leurs côtés, les professionnels conseillent d'adhérer à un club et de ne jamais plonger seul. «Nous conseillons à nos licenciés de pratiquer la plongée au moins en binôme, raconte un professionnel. Le mieux est de commencer dans une fédération et de s'assurer d'avoir bien intégré la formation technique avant de se lancer sans club.»

■ Urgence

La préfecture maritime conseille aux plongeurs de prévenir le Cross-med en cas d'urgence au 16 16 au-delà de la bande des 300 m et les pompiers dans la bande des 300 m.