Le skipper qui veut hisser haut la voile marseillaise

Caroline Delabroy

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Le navigateur Christopher Pratt au départ de la Route du Rhum 2010, benjamin et 8e de la classe Imoca.
Le navigateur Christopher Pratt au départ de la Route du Rhum 2010, benjamin et 8e de la classe Imoca. — C. Folliot / AFP

Il entend porter les couleurs de Marseille au prochain Vendée Globe. «Je me sens prêt et légitime sportivement», répète à l'envi Christopher Pratt, 33 ans, qui a fait ses premières classes au Yachting Club de la Pointe Rouge (YCPR). Le jeune skipper sait le compte à rebours lancé pour se placer dans la ligne de départ de cette course mythique, dont la huitième édition s'élancera en 2016 des Sables d'Olonne. Jeudi, face à l'hôtel-de-ville où s'affichait la candidature de Marseille… à la Capitale européenne du sport de 2017, il a présenté son projet. L'objectif : convaincre les entreprises du territoire de se lancer dans l'aventure. Pour cela, il avait déjà une image de poids amarrée derrière lui : le bateau Imoca Maître Coq skippé par Jérémie Beyou, avec lequel il a terminé troisième à la dernière transat Jacques Vabre. Mais c'est avec un bateau construit à la Ciotat que Christopher Pratt aimerait hisser la voile marseillaise. À défaut de réunir la somme suffisante, le rachat d'un bateau d'une édition précédente s'imposera. «L'option sera tranchée d'ici six mois», affirme le skipper, qui vise un budget total de 8 millions d'euros (soit 2 millions annuels sur une période de quatre ans). Présent pour l'encourager, Christian Tommasini, le président du YCPR, lui lance : «J'espère que tu seras notre Frédérick Bousquet !». Reste que ce serait une première qu'un skipper marseillais participe au Vendée Globe. Même s'il s'entraîne, comme il se doit, en Bretagne, Christopher Pratt entend réaliser son «rêve de gosse» avec un «projet qui porte une identité marseillaise forte». Le message est en tout cas passé.