Le plus grand bidonville de Marseille a été rasé

ROMS Les pouvoirs publics ont évacué le site de la Parette (12e), ce mercredi...     La communauté urbaine, propriétaire du site a entamé un déblaiement du site destiné à être vendu.

Mathieu Gruel

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La communauté urbaine, propriétaire du site a entamé un déblaiement du site destiné à être vendu.
La communauté urbaine, propriétaire du site a entamé un déblaiement du site destiné à être vendu. — A.Rancoule / 20 Minutes

Le bras du tractopelle s’acharne sur les cabanes de fortune. Le bois et la tôle cédent sous son poids. Ce mercredi matin, le plus grand bidonville de Marseille, constitué en octobre 2013 après l’évacuation de celui de la Capelette (10e), a été démantelé par les pouvoirs publics. Près de 400 roms dont une centaine d’enfants vivaient sur ce terrain jouxtant les voies ferrées dans le quartier de Saint-Jean-du-Désert (12e).

Mardi déjà, la plupart des occupants avaient quitté les lieux. Selon Dominique Haezebrouck, la responsable de la mission bidonvilles à Médecins du Monde, plusieurs familles craignaient de se voir notifier une obligation de quitter le territoire au moment de l’évacuation. « Dix-huit familles, engagées dans une démarche d’insertion professionnelle et citoyenne ont intégré un dispositif d’accès au logement pérenne et bénéficient d’un accompagnement sur le long terme », indique la préfecture dans un communiqué.

Neuf autres, « particulièrement vulnérables », seront logées à l’hôtel pour six nuits. « Au total, près de 150 personnes ont été relogées », souligne la préfecture. « Les autres errent en attendant de trouver un refuge, une cachette », estime Médecins du Monde.

Le mois dernier, les associations avaient demandé un moratoire sur les expulsions suite à la convention entre le gouvernement et la société Adoma, spécialisée dans le logement des personnes plus démunies. La préfecture avait écarté cette option. Avec la fin de la trêve hivernale, l’expulsion du bidonville de Plombières (14e) devrait se dérouler en juillet. Plus de 100 personnes y vivent.